environnement - Les antennes à partir de la LGV

« Un certain nombre de villes vont être rejointes à partir de la LGV par l’utilisation du réseau ferroviaire historique. J’ai lu la dernière livraison du bulletin de RFF et j’ai constaté que les Trains à Grande Vitesse subissaient des retards, des incidents en ligne et où précisément ? Précisément là où ils utilisent le réseau historique. Par conséquent, quand on sait que sur ce réseau historique doivent circuler des TER, (il faut les encourager, il faut les multiplier), lorsque l’on veut revivifier le fret ferroviaire qui utilise le réseau historique, lorsque l’on veut revivifier aussi les Trains d’Equilibre du Territoire, les trains trans ou inter-régionaux, il est évident qu’on ne peut pas faire circuler sur ces mêmes voies des TGV qui ont besoin, je dirais, d’une certaine ampleur pour pouvoir justifier leur vitesse commerciale. Par conséquent, je voudrais vous demander, de bien vouloir nous confirmer que là où les TGV ont le plus d’incidents et de difficultés, c’est bien sur la part de réseau historique qu’ils utilisent et non pas sur les lignes LGV. »

(Villefranche 1/12/2011)

« Ma question concerne la fiabilité des trains TGV roulant sur voies historiques. En effet, on constate que les TGV ne rencontrent pratiquement pas de problèmes sur les LGV, tous les retards, tous les accidents, tous les incidents interviennent sur les segments de voies du réseau ordinaire qu’ils empruntent. (...) vous m’avez donné acte à Villefranche que les TGV roulant sur voies ordinaires y étaient autant et même parfois davantage pénalisés que les autres convois TER, Trains d’Equilibre du Territoire, etc. la dernière livraison du bulletin de RFF donne un graphique tout à fait explicite sur ce point.

Cela veut dire que plus le TGV empruntera la voie actuelle du Bourbonnais, jusqu’à son point d’accroche avec la LGV, moins une garantie de régularité pourra être assurée. Les deux heures avec Paris ne seront pas tenues, et l’heure dix ou l’heure vingt minutes avec Lyon non plus. Pour parler technique, la robustesse des services sera davantage affaiblie encore chaque fois que vous ajouterez aux 60 premiers kilomètres des kilomètres supplémentaires. Nous retrouverons avec un matériel nouveau les mêmes désagréments qu’avec TEOZ. Les Clermontois acceptent le sacrifice d’y être contraints sur 65 km. De grâce, n’en rajoutons pas, sinon on multiplie les risques de dysfonctionnements. Si je mets en parallèle les desideratas formulés par d’autres, qui refusent le même effort sur 25 ou 40 kilomètres, pour une population et une clientèle dix fois moindres, j’avoue ne pas comprendre où se situe leur sens de l’intérêt général. Par contre, je vois clairement où se nichent l’intérêt particulier et l’égoïsme par ailleurs contraires à toute logique économique. »

(Clermont 7/12/ 2011)

« L’animation qui a été projetée et présentée au public ce soir est-elle bien conforme au mode de desserte future des 13 villes concernées par le fuseau POCL ? Vous avez bien dit, M. Allary, que le voyageur reste dans le TGV. Pouvez-vous l’affirmer et affirmer qu’il en sera ainsi ? »

(St Etienne 12/01/2012)

« Il y a eu les Assises du ferroviaire. Que disent les Assises du ferroviaire ? La Commission n°3, sur l’économie du ferroviaire, a dit qu’il faut simplifier l’offre actuelle. Quand on fouille un peu, on s’aperçoit que cela veut dire que, pour des raisons de rentabilité, les TGV devront rester et circuler pratiquement à 100 % sur des LGV... je comprends les inquiétudes des Clermontois. Effectivement, s’ils doivent aller chercher le TGV à 140 ou 150 km, l’opérateur, dans cette logique, dira : au lieu d’aller me perdre à Clermont-Ferrand, de retourner et de revenir, je pourrais faire plus qu’un aller Paris-Lyon… c’est aussi valable, bien sûr, pour Montluçon. »

(Clermont 24/01/2012)