finances - Sur le tracé Ouest-Sud : les questions des ratios, de clientèle et de coûts

« Les ratios projetés par RFF méritaient manifestement une correction, dans la mesure où ils me semblent orientés. Pour la première fois, ce soir, vous avez publié un faisceau qui peut correspondre au barreau Est-Ouest. C’est la première fois. Je vous en félicite, mais à partir de là, vous ne pouvez pas dire : effets induits = zéro. Il y a, par conséquent, en matière de trafic, un effet induit. Vous ne pouvez pas... le passer sous silence.

Tout ce qui est aménagement du territoire est compté aussi pour un effet induit zéro... vous ne pouvez pas rester sur cette position. Un certain nombre de ratios, qui désavantagent manifestement le tracé Ouest-Sud, sont faussés. »

(Vichy 12/10/2011)

« On raisonne avec la carte des départements qui date de février 1790. Quand on parle du bassin de vie de Montluçon, on s’arrête à la limite du département de l’Allier. Chacun sait que le bassin de Montluçon rayonne sur une large partie de la Creuse et même jusqu’à la région d’Ussel.

Par contre, dire qu’il y a une frontière et que l’on ne compte pas au-delà, cela ne marche pas aujourd’hui dans la France de 2011.

L’Ouest-sud permet de meilleures liaisons avec Clermont-Ferrand. Clermont-Lyon, c’est essentiel mais il y a aussi Clermont-St Etienne. St-Etienne, Clermont, Roanne et Vichy sont en train de monter une grande conurbation sur le flanc ouest lyonnais (...). Grâce au tracé Ouest-sud nous avons une possibilité de RER et par conséquent, nous militons pour ce tracé. »

(Roanne 13/10/2011)

« Vous n’avez pas chiffré l’incidence des obstacles naturels ou écologiques présentés comme graves, coûteux, mal solubles pour l’ensemble du tracé Ouest-Sud, et sous un jour beaucoup plus remédiable pour d’autres tracés. Une illustration parmi d’autres : les fleuves et rivières finiraient par être, autant voire plus difficiles à traverser en amont qu’en aval, où leur vallée alluviale est cependant beaucoup plus large !

Quelle ampleur et quels coûts comparés de travaux entre des tunnels plus nombreux sur le tracé Ouest-Sud et des tranchées plus nombreux sur les autres tracés ? Quelles incidences chiffrées sur les ratios des ravages de ces tranchées défigurant, pas leur largeur, des paysages, démantelant des exploitations agricoles en zones classées et allant à l’encontre de la circulation des eaux ? Tout cela ne me semble pas avoir été pris en compte. Est-ce qu’un tunnel abîme un paysage, est-ce qu’une tranchée l’améliore ? »

(Vichy 12/10/2011)

« Les fonctionnalités coûtent cher si elles sont multiples, nous sommes bien d’accord ; plus il y a de fonctionnalités, plus le projet coûtera cher. Le tout est de savoir si l’on souhaite laisser des régions à l’écart des grands réseaux ferroviaires de communication rapides de demain. Je dis, au nom de ces régions qui sont aujourd’hui déshéritées, qu’on ne peut pas les laisser en-dehors du champ de ces relations rapides. »

(Villefranche 1/12/2011)

« Nous avons un défi à relever... ce territoire du POCL c’est un hexagone qui va d’Orléans, à Blois, Châteauroux, Clermont, Lyon, Nevers et Orléans. C’est ce territoire qu’il faut vraiment renforcer et avoir une politique, non pas de maintien du statu quo, mais de volontarisme pour un autre regard démographique, un regain d’activité ; un des scénarios qui pourrait jouer un axe structurant, serait l’Ouest-Sud qui serait l’épine dorsale. Avec cette mission de redéploiement, de développement volontariste du territoire, nous pourrions arriver à augmenter sa rentabilité. (...) souvent, le mot incertitude revient ; soit nous nous laissons dicter la loi par les modèles du passé, et cela nous empêche de penser le territoire, soit nous décidons : cette LGV est un outil, il faut essayer d’en faire quelque chose pour cet hexagone du Centre. »

(Orléans 05/10/2011)

« ... le barreau Est-Ouest dont on nous rabâche qu’il n’existe pas, qu’il n’est pas ceci, qu’il n’est pas cela, qu’il est juste une sorte de grand fuseau de 200 kilomètres de large, je crois qu’il faut arrêter la plaisanterie. C’est vrai, ce n’est pas à RFF, c’est à l’État de prendre ses responsabilités. Je demande qu’effectivement, l’union se fasse autour du Ouest-Sud pour intégrer les autres territoires qui le soutiennent, c’est-à-dire une trentaine de collectivités, l’Auvergne mais aussi tout l’Arc Atlantique. »

(Montluçon 23/11/2011)