Association - L’ouest-sud et les autres tracés

« Après études et réflexions, a opté pour le tracé « ouest-sud », celui qui répond à un véritable aménagement du territoire, dans la mesure où il borde le maximum d’agglomérations et bassins de vie porteurs d’avenir de par leurs activités actuelles et nouvelles qui les prolongent et celles qui, récentes et d’avant-garde, ont besoin d’être boostées pour porter tous leurs fruits.

Bourges, Montluçon, Vichy, Roanne répondent à ce critère essentiel d’agglomérations moyennes ayant le droit, comme on dit au rugby, de « transformer leur essai » et le TGV peut être le catalyseur de la « transformation ».

A une autre échelle, Orléans, Clermont et St Etienne ajoutent à leur panoplie d’activités leur ample potentiel de voyageurs ferroviaires garantissant un coefficient de remplissage satisfaisant des futures rames TGV. « Ouest-Sud » est bien le tracé qui rend le plus de services au plus grand nombre.

Restons-en, ce soir à Clermont.

Le document de RFF est beaucoup trop modeste dans ses prévisions de clientèle supplémentaire tant vers Paris que vers Lyon. Dans le cas de LYON, ce serait se contenter, pour le ferroviaire de 30% du trafic global voyageur à l’horizon 2030 ! Veut-on un véritable transfert modal de la route vers le rail ? Alors, il faut être à la hauteur du défi de l’A 89 et être en deçà de 1h15. « Ouest-Sud » répond à cette exigence.

Quant à la question financière, permettez-moi de faire remarquer que la construction du barreau de Balbigny aura coûté, au bas mot, 30 millions d’euros du kilomètre ! Personne ne proteste quand il s’agit de la route ; pourquoi réserver ses critiques au rai qui est cependant 30% moins cher ?

Par ailleurs, le document RFF majore les effets induits au profit des tracés « Est » et « Médian » parce qu’il y aura, en 2025, un réseau ferroviaire LGV étoffé en bordure Nord-Est du grand fuseau du POCL et minore ces effets induits pour le tracé « Ouest-Sud » en se basant sur la non proximité d’équipements ferroviaires importants, à cette date, sur la frange ouest-sud du fuseau.

C’est faire fi du Barreau Est-Ouest, Lyon façade atlantique c’est-à-dire Lyon Nantes et Lyon Bordeaux-Espagne inscrit dans la loi Grenelle parmi les projets post 2020. C’est ignorer ce qui peut donner sa dimension européenne au projet. Ouest-Sud ouvre cette voie-là, essentielle pour l’éligibilité aux Fonds Européens.

Serait-ce à dire que le POCL doit être figé sur les seules données de 2025 et que son existence en serait ainsi bridée à tout jamais ? Le Barreau « Est-Ouest » est ignoré  alors que, page 55, RFF écrit qu’il faut avoir une vue large et de « réseau ». Nous y sommes précisément avec Ouest-Sud.

Je pense que les ratios qui ont été présentés ne conviennent pas. Nous nous sommes adressés par écrit à RFF qui m’a demandé par conséquent de le présenter ici, au débat public. »

(Clermont Ferrand 4/10/2011)

« Nous avons bien compris, ce dont souffre la région Île-de-France, c’est la saturation. L’histoire a fait que c’est un point de passage obligé, même pour aller par exemple de Bordeaux à Lyon (...) il faut passer par Paris. Justement, le projet POCL peut être une chance de desserrer un peu cette étreinte qui vous étouffe. S’il est bien pensé, c’est la manière d’amorcer cette transversalité et de faire en sorte que des trafics qui aujourd’hui vous polluent, vous assiègent, puissent passer ailleurs.

Chacun a ses tracés, vous avez vos tracés de départ de cette ligne. Ils sont importants, car si l’on veut venir arriver à Paris, il faut bien pouvoir pénétrer dans cette grande région.

Nous avons aussi nos tracés, en l’occurrence quatre. Un a déjà été plus ou moins été éliminé, le tracé Est ; il en reste trois et nous militons pour celui qui est le plus à l’Ouest et le plus au Sud possible. Du reste, l’intervenant natif d’Auvergne l’a dit, le tracé Ouest-Sud est celui qui, en partant de Lyon, va le plus à l’ouest et est susceptible d’amorcer cette transversalité à la fois vers Bordeaux, vers Nantes, et la façade Atlantique dans son ensemble. »

(Mennecy 19/10/2011)