soutien - Trois extraits des contributions sur le POCL demandées par le préfet coordinateur

Contribution de la communauté d’agglomération montluçonnaise

« Les priorités pour le bassin de Montluçon concernent :

1. L’Ile de France ...

2. La Région Lyonnaise (Lyon + St Exupéry)

Pour ces 2 destinations la demande de transport vient des domaines de la santé, de l’éducation mais encore plus des milieux professionnels (production en local mais sièges sociaux et de R et D des entreprises à Paris ou Lyon, marchés-clients). Il ne faut pas négliger la demande liée aux loisirs, à l’industrie touristique et aux congrès qui auront des développement importants et immédiats compte tenu de la qualité de l’offre et de l’attractivité de nos territoires pour les populations urbaines, mais aussi celle qu’exercent les métropoles et leurs services sur les ruraux.

Ces attentes, et ainsi la demande, seront d’autant plus importantes que le maillage permettra de rejoindre d’autres destinations à partir des aéroports ou des destinations nationales ou Européennes en liaisons ferroviaires rapides. A noter que, pour Lyon, les besoins devaient augmenter avec la tendance du rapprochement administratif Rhône Alpes-Auvergne et des échanges qui se développent entre la région Clermontoise et la région Lyonnaise.

3. La desserte vers Clermont-Ferrand doit répondre à d’autres types de besoins afin d’offrir une réelle alternative à la route dans les relations avec la Capitale régionale :

afin d’offrir une réelle alternative à la route dans les relations avec la Capitale régionale.

En liaison avec d’autres projets programmés, notamment les propositions d’ qui font l’objet d’une contribution pour le présent débat, ou à intégrer dans la réflexion nationale, une réponse aux attentes en termes de dessertes vers la façade Atlantique (Nantes, Bordeaux) est à prendre en considération. Actuellement, ces déplacements sont longs et fastidieux, y compris par la route. Cela concerne les échanges touristiques et commerciaux qui sont importants et qui génèrent de forts trafics sur les axes routiers. »

Contribution acteurs auvergnats et rhônalpins

« Il apparaît intéressant d’envisager à terme une diversification de l’accessibilité LGV de l’agglomération stéphanoise. La LGV POCL pourrait permettre de créer des dessertes Saint-Etienne – Paris / Ile-de-France et/ou façade atlantique via Roanne, contribuant au passage à rapprocher les deux principales agglomérations du Département, et à améliorer la fréquentation de certaines dessertes LGV de Roanne. (...)

Amélioration de la liaison Lyon – Clermont-Ferrand Pour assurer un rapprochement des bassins économiques lyonnais et clermontois, qui constitue un enjeu stratégique pour les acteurs économiques, notamment les industriels (cf. titre 2), le niveau de service offert par la LGV doit permettre la création, entre Lyon et Clermont-Ferrand, de liaisons avec des temps de parcours compétitifs, aux alentours de 1h / 1h15, de façon à ce que Clermont-Ferrand se trouve à une distance-temps de Lyon proche de celles observées pour les agglomérations de Rhône-Alpes (Grenoble à 1h15, Saint-Etienne entre 40 et 50 mn, Valence à 1h,...). (...)

La synergie entre le projet de LGV POCL et celui de « barreau est-ouest à grande vitesse » (inscrit également dans la loi Grenelle 1 au titre du programme supplémentaire de 2 500 km de LGV) devrait être davantage explorée et mise en avant dans les études en cours. »

Contribution de la CCI de Roanne

« A une échelle nationale et européenne, cette infrastructure peut constituer une amorce vers un rapprochement de la façade atlantique vers l’Europe via le Massif Central et Rhône-Alpes. En tout état de cause, elle permettra un élargissement des marchés de déplacement vers de nouvelles populations de l’ouest et peut intéresser les liaisons transversales : combinée avec la ligne ferroviaire Sud Europe Atlantique elle s’inscrit pleinement dans les objectifs de la liaison Est-Ouest défendus par l’Union Européenne puisqu’elle pourrait se connecter au Lyon-Turin-Budapest.

A cette même échelle, nous pensons que les études programmées ne devraient pas oublier la possibilité de développer les échanges de marchandises et leurs connexions sur les flux internes et sur les grands corridors fret ferroviaire. (...)

Vers Lyon : les liaisons avec Lyon ont été depuis quelques années nettement améliorées et le meilleur temps de parcours entre Roanne et Lyon est aujourd’hui de 1h05. Le projet LGV présente là aussi une nette amélioration des temps de parcours avec une nouvelle offre de services qui pourrait permettre de se rendre à Lyon en 25 mn. A ce niveau, l’accessibilité au centre de Lyon et à l’aéroport de Saint-Exupéry revêt un intérêt tout particulier. Au final, la LGV, en proposant un service plus performant en termes de services à l’usager sera en mesure d’apporter une vraie alternative à la route. »