Arc Atlantique,pollution - La nécessaire ouverture vers l’Atlantique

L’objectif de grande vitesse entre Clermont Ferrand et Lyon puis Lyon et les métropoles de l’Ouest Atlantique dépend de la réalisation du doublement de la ligne Paris-Lyon avec une infrastructure nouvelle à grande vitesse desservant directement ou en correspondance les Régions Centre, Bourgogne et Auvergne. L’intérêt de cette liaison se mesure à la fois en termes d’aménagement du territoire que d’attractivité du mode ferroviaire en élargissant le marché des déplacements à de nouvelles populations. En outre, la liaison transversale intéresse les liaisons de Lyon avec Nantes, Tours, Orléans, Limoge, Bordeaux et l’Auvergne. Cette ligne combinée avec celle de Poitiers-Limoges et celle de Sud Europe Atlantique s’inscrit pleinement dans les objectifs de liaison Est-Ouest défendus par l’Union Européenne puisqu’il se connecterait au Lyon-Turin-Budapest et au barreau Est-Ouest introduit dans le Projet de Loi Grenelle I.

Ce grand axe ferroviaire transversal vient recouper à Lyon l’axe FERRMED qui lui a pour objectif de relier par rail le Sud de l’Espagne à la Scandinavie. Enfin, cette nouvelle desserte permettrait d’associer plus largement un réseau ferroviaire de villes élargi à partir des avancées du réseau de Rhône-Alpes et dans une logique d’association avec Clermont, Bourges voire Limoges ou Nevers.

Le temps de parcours sur la relation entre Clermont Ferrand et Lyon serait d’environ 1h avec une Ligne nouvelle à Grande Vitesse à l’Ouest et 1h15 vers Limoges. Des niveaux de performance accrus sont attendus avec le 360 km/h. A l’horizon 2030, cette ligne permettrait d’établir des connexions favorisant les liaisons avec Bordeaux et Nantes sur la base de 2h/2h30 de temps de parcours et avec Rennes sur la base de 2h45, ou Bilbao à moins de 4h.

La desserte de Roanne depuis Lyon est effectuée par 44 TER et 4 trains grandes lignes par jour aujourd’hui. Un examen doit être fait de la capacité offerte par l’utilisation des sillons sur la ligne historique et les offres qui naîtraient d’une nouvelle ligne à grande vitesse.

Dans sa dimension fret ferroviaire, l’axe doit pouvoir compter sur l’organisation de nouvelles bases logistiques et la fonction de Lyon comme port sec de l’Océan Atlantique et noeud stratégique de transformations de certains produits au moyen de services logistiques améliorés.

Les connexions de Clermont et Lyon aux métropoles de l’Ouest atlantique ouvrent de nouvelles perspectives d’échanges économiques avec la région lyonnaise.

Les services TGV/TERGV entourant la réalisation de la ligne nouvelle doivent également permettre une meilleure connexion avec la région lyonnaise et en particulier Saint Etienne et Roanne.

Avec cette nouvelle ouverture vers l’Ouest des perspectives de coopération économique se font jour notamment dans les domaines de l’aéronautique, de la filière bois, des industries agro-alimentaires et des cleantechs.

Nicolas MILLET
CCI de Lyon
Directeur des Stratégies Territoriales et de l’Aménagement du Territoire