Province,finances - Ne pas répéter les erreurs du passé

Voir la cartographie

Transline : maximum de fonctionnalités, minimum de linéaire LGV
 

« Y a-t-il une perspective de pouvoir accrocher le Massif Central à une transversale à haut niveau de service ? » s’interroge Frédéric Soulier, auteur du rapport sur la desserte des territoires du Centre-France par la Grande Vitesse ferroviaire. Sa conclusion est claire : « Il est vrai que c’est une alternative très coûteuse mais elle offre une autre allure, celle de pouvoir traverser le pays par son centre. »

TRANSLINE, c’est, trois branches, un projet ! (cf TGV Rhin-Rhône). A partir d’un point X situé dans l’Allier, trois branches qui se nourrissent les unes les autres : Est vers Lyon, Nord vers Paris et Ouest vers l’Arc Atlantique. De Limoges à Lyon, cela donne un tuyau central concentrant un nombre très important de circulations et contribuant à la rentabilité du système.

Notre pré-étude fonctionnelle a démontré que le débat sur le peu de voyageurs qui se limiteraient au trajet Limoges-Clermont est sans objet, vu le nombre de circulations qui l’empruntera par la combinaison des nombreuses liaisons, y compris européennes, qu’il génère à l’Est comme à l’Ouest. Parmi les nombreuses hypothèses, « l’hypothèse Montluçon » (point X dans l’aire montluçonnaise) ci-contre, permettrait au système TRANSLINE de donner sa pleine puissance avec notamment un doublement possible de Paris-Bordeaux.

L’itinéraire transversal n’est pas un itinéraire secondaire, mais bien, comme l’a montré la pré-étude fonctionnelle, un itinéraire majeur tant pour le fret ferroviaire que pour les voyageurs.

Il s’agit de ne pas répéter les erreurs du passé qui ont toujours éludé un vrai débat... transversal pour ne faire de la transversalité qu’une succession de raccords plus ou moins opportuns... La cohérence doit présider à l’élaboration de cette nouvelle infrastructure.