Région,Association,développement durable - Clermont-Ferrand - Limoges

Deux capitales régionales appartenant à la même entité « Massif Central » dont les caractéristiques générent des liens multiples qui connaissent un fort développement : échanges et rencontres d’universitaires, de décideurs économiques, de cadres et de techniciens.

A vol d’oiseau, 170 kilomètres les séparent. Quelles possibilités de transport s’offrent à ces candidats au déplacement ?

La route selon deux itinéraires

  1. le plus rapide en temps de parcours : 2h19 pour 227 km par l’A89 et l’A20.
  2. Le plus court (174 km) pour un trajet de 2h56 par route nationale et départementale.

Le rail ne peut concurrencer la route en l’état actuel : qu’on en juge :

  • Trajet le plus court par USSEL (deux offres de 3h31 et 3h51)
  • Trajet médian par MONTLUCON (4 offres de 4h02, 4h55, 6h07, la meilleure et dernière de 3h39 permettant d’arriver à Limoges à 23h42 !)
  • Trajet proposé, sans rire, par la SNCF, via NEVERS et VIERZON : (2 offres en 4h46 et 5h08)

N’épiloguons pas sur les créneaux horaires naturellement peu propices pour ceux qui souhaiteraient disposer sur place d’un peu de temps.

L’aller- retour dans la journée ne laisse qu’un battement dérisoire, ce qui conduit à exclure le choix du mode ferroviaire.

Pour tous ceux qui souhaitent un report du transport sur le rail, il est évident que la seule « amélioration de l’existant » pour reprendre une expression parfois entendue est déraisonnable.

Si les lignes actuelles sont utiles pour le cabotage, elles ne sont guère empruntées par ceux qui font le voyage de bout en bout (les comptages donnent de 5 à 10 voyageurs pour chaque train). Les quelques améliorations, coûteuses au demeurant, qui aboutiraient à l’issue de 5 à 10 ans de travaux, au gain d’un quart d’heure seront insuffisantes pour motiver ce type de clientèle, appelée, en l’état, à se raréfier encore.

Le saut technologique de la LGV est indispensable si l’on veut promouvoir le transport par voie ferrée : un temps de transport d’une heure entre les deux villes ferait que quelques centaines de véhicules automobiles demeureraient naturellement au parking.

C’est l’enjeu que soulève avec son projet de T3A.