Arc Atlantique,Europe,complémentarité - La L.G.V. Poitiers - Limoges

Un débat qui a beaucoup évolué

Lors des premières réunions de concertation, peu d’enthousiasme se manifestait ; beaucoup des présents étaient venus par souci d’information, par simple curiosité ou par volonté d'exprimer un désaccord, les jeux n’étaient pas faits.

Et puis, au fur et à mesure, il y a eu une montée en puissance de l’intérêt pour cette réalisation. Mettre Limoges à 2 heures de Paris : l’argument ne manquait pas de force symbolique avec une économie du temps de trajet d'une heure soit le tiers de la durée actuelle.

Les interventions d’, lors de chaque réunion publique, ont ajouté ce supplément qui a renforcé les convictions des uns et rallié certains de ceux qui concevaient encore quelque réticence : l’amorce de cette transversalité dont chacun avait certainement l’idée en tête sans qu’elle soit exprimée ouvertement ni intégrée dans ce maillon de 100 kilomètres. Cette LGV ajoutait une amorce d’ouverture vers l’Ouest (Nantes et au-delà, Angoulême, Bordeaux et au-delà) à ce progrès incontestable en direction de Paris.

A chacune des présentations de notre projet – remercions les organisateurs de nous avoir permis un exposé illustré par diaporama lors de la grande réunion de Limoges le 5 octobre – nous avons reçu un accueil plus que positif de la part du public.

Ce maillon prenait alors « du sens », aux yeux de tous et n’était pas réduit à une simple virgule de Poitiers vers Limoges, branchée sur l’axe Paris Bordeaux ; il ouvrait, avec le tronçon Poitiers-Nantes-Rennes-Caen de la T3A, une perspective supplémentaire vers l’Arc Atlantique, cette zone économique en pleine expansion, si proche sur une carte et si éloignée par le temps de transport actuel prisonnier du réseau ferroviaire classique.

Au-delà, l’idée de dynamiser le réseau régional s’est aussi imposée :

  • avec la desserte de l’important Bassin de Brive par les TGV utilisant, en fin de course, la ligne électrifiée existante Limoges Brive avec le même gain de temps d’une heure,
  • avec, après correspondance à Brive, cette amélioration horaire quasiment maintenue à destinations de Cahors, Rodez et Aurillac !
  • avec la modernisation de Limoges-Guérêt (projet complémentaire du Président DENANOT).

Voilà qui fait de ces 100 km de LGV du Poitiers-Limoges un instrument de transformation totale des modes de transport à la disposition de nombreuses populations jusqu’ici marginalisées, et de perspectives de regain de fréquentation d’un réseau délaissé par la clientèle depuis que les autoroutes aient ouvert une sévère concurrence au rail.

D’où certaines interventions entendues qui ont relégué au magasin des accessoires la rengaine de quelques nostalgiques, devenus plus rares et plus discrets, qui opposent réseau LGV et réseau traditionnel comme si l’un ne pouvait pas « booster » l’autre. a d'ailleurs fait des propositions concrètes de dessertes sur l'axe historique qui s'intègre dans la vision d'une desserte globale du Limousin à l'horizon 2016.

De plus, même des villes apparemment non concernées par le barreau (Châteauroux, Vierzon, Bourges, Orléans...) tirent les bénéfices d'une incontestable accélération des relations vers le sud-ouest, et au-delà vers la Péninsule ibérique, à condition d'accepter de regarder ailleurs que vers Paris.

Le concept de « branchement sur le réseau LGV européen » a fait son chemin et le projet d’un autre point de rencontre avec ce réseau mais à l’Est, cette fois, à Lyon, n’avait pas besoin d’une présentation exhaustive de la part d’ pour être admis comme le complément naturel à moyen et long terme de ce barreau Poitiers-Limoges qui peut être un magnifique « catalyseur » pour un renouveau du rail adapté à notre 21ème siècle.

Grâce à la transversalité, le Poitiers-Limoges :

  • s’intègre dans un schéma global européen,
  • tend vers une pertinence économique dont la pré-étude fonctionnelle en cours appréciera le niveau,
  • présente un intérêt national en contribuant à un aménagement équilibré de l’ensemble du territoire,
  • permet l’intermodalité.

La transversalité, c’est une multiplication des partenaires...

s’est exprimée par une contribution en ligne, par un cahier d’acteurs et bien sûr tout au long du débat par les interventions de ses membres limousins notamment.

Lorsqu’un projet est présenté, il est impératif, non pas de le prendre pour ce qu’il n’offre pas, mais voir au contraire tout ce qu’il peut apporter de bon.