France - La Rochelle-Bordeaux ou le mauvais suspens

L’exemple type d’un système qui ne produit plus rien si ce n’est des suppressions. On eu droit à des batailles de mots : suppression de lignes ferroviaires contre suppressions de trains.

Un suspens entretenu jusqu’au dernier moment qui a effrayé les fidèles utilisateurs du train 13899 : La Rochelle - Bordeaux : son départ allait-il être avancé à 5h au lieu de 6h07, allait-il être purement et simplement supprimé au risque que le premier train La Rochelle-Bordeaux ne soit qu’à 11h27 par l’itinéraire direct ? Certains proposaient déjà une solution « performante » via Poitiers : La Rochelle départ 5h47 pour une arrivée à Bordeaux à 9h20, pas mal non ?... par rapport au rien annoncé.

Finalement le train est maintenu, il part un tout petit peu plus tôt (6h00) pour arriver plus tôt (8h32) pour la plus grande joie des employeurs qui récupèrent leurs collaborateurs 13 minutes plus tôt qu’antérieurement !

Ce serait un sursis pour un an. Est-ce à dire que dès septembre la grande comédie recommencera pour la troisième fois. Rappelons, en effet, qu’elle a été initiée pour la première fois au quatrième trimestre 2004 avec la suppression de l’aller-retour Nantes-Bordeaux du matin qui n’a jamais été rétabli. Et toujours pas de plan visible de modernisation de Nantes-Bordeaux, toujours une indifférence prononcée pour le projet de Réseau ferroviaire Armorique et la notion de feuille de route qu’il suppose. À l’ouest, rien de nouveau !