moyen terme,Europe,Province - Un engagement à long terme

Cohérence du discours et engagement ! Paris ne s’est pas fait en un jour et la TAA n’échappera pas à la règle sinon, ça se saurait !

L’aménagement du territoire a besoin de constance, les infrastructures qui aident à le charpenter, également.

C’est pourquoi, rien de plus terrible, et d’incompréhensible, lorsque une collectivité nous a quitté début 2005, une collectivité nous quitte en chemin alors que d’autres continuent de nous rejoindre. Incompréhension car la réflexion a grandi en prenant en compte les avis de tous afin que chacun se retrouve dans le projet sans qu’il soit pour autant dénaturé. Cette collectivité est un cas d’école et un avertissement car d’autres collectivités pourraient être tentées, pour diverses raisons, y compris velléitaires, de suivre le même chemin. Chacun a toujours la possibilité de s’exprimer.

Le meilleur exemple vient du tronçon central où, au début, un simple trait sur une carte avait laissé perplexe puisqu’il concluait à la nécessité de traverser la chaîne des Puys et de débouler à Clermont sans crier gare. Ce trait avait pour objet de faire réagir. C’est lui qui est à l’origine de l’intérêt pour la TAA puisqu’il a montré que pour la première fois il était possible d’envisager de traverser la France d’est en ouest par son côté jugé infranchissable : le Massif Central !!! La réalisation en cours de la ligne ferroviaire à grande vitesse Bologne-Florence avec ses 73 km de tunnel sur un total de 78 km a contribué à faire voler en éclat ce tabou.

Sous l’impulsion de l’Agence d’urbanisme de Clermont, Clermont Métropole, un groupe de travail s’est constitué, il y a moins de trois ans, ouvert à toutes les collectivités et CCI du tronçon central. Un travail de réflexion a alors commencé et lors de la dernière réunion en mars 2005, il y a eu la publication des fuseaux possibles.

A l’AG, Michel Caniaux a proposé à Gilles Bontemps, Vice Président du Conseil régional des Pays de Loire, qui évoquait plusieurs inquiétudes, notamment ce qu’il considérait comme l’oubli, ou la mise à l’écart, d’Angers, de constituer un groupe nord-atlantique- Manche avec Pays de la Loire, Poitou- Charentes, Bretagne et Basse-Normandie. Gilles Bontemps a alors répondu qu’il n’avait pas reçu mandat pour cela, mais la proposition demeure.

Tout cela pour dire qu’un large espace est prévu pour la discussion et l’échange au sein d’ afin que sorte le meilleur projet tout en sachant que la pré-étude fonctionnelle apportera des précisions indispensables sur la forme que prendra la TAA. C’est pourquoi, à l’opposition nous préférons la critique constructive qui permet d’affiner le projet comme ce fut le cas sur le tronçon central.

L’important est l’appartenance au réseau ferroviaire et pas tant que la ligne passe à tout prix dans la ville. Les Clermontois l’ont bien compris et acceptent d’ores et déjà que la TAA ne passe pas au centre ville, ce dernier étant desservi via les lignes classiques reliées à la TAA. Mais là aussi, rien n’est joué et l’avenir dira ce qu’il est possible de faire afin que les Clermontois soient desservies dans les meilleurs conditions. Par conséquent, toute collectivité qui s’autoexclut prend le risque de voir ses intérêts et ses priorités quelque peu éclipsées. Ainsi, si la Communauté d’agglomération de Niort, qui nous a quitté au moment où le projet prenait de l’ampleur, ne nous rejoint pas à nouveau en 2006, qui se souciera de Niort-Parthenay, prélude à une liaison rapide avec Nantes et Notre-Dame-des-Landes ? Il est vrai que le Conseil Général des Deux-Sèvres est un membre très impliqué et pourra toujours défendre les intérêts de Niort, mais ce serait tellement mieux que tous les principaux intéressés se sentent concernés et s’impliquent en conséquence !!!