pollution,Association,performant - La TAA et le fret à grande vitesse : futur élément-clé du développement économique à l’heure de la mondialisation

Aujourd’hui plus qu’auparavant, l’efficacité des infrastructures de transports s’affirme comme un puissant vecteur d’attractivité de nos territoires, qu’ils soient ruraux, urbains, régionaux ou nationaux.

Ainsi, avec la mondialisation de l’économie, où l’accélération effrénée des cycles économiques a pour principal effet de rendre nos territoires de plus en plus interdépendants, la notion d’accessibilité prend toute sa dimension : un territoire ne bénéficiant pas d’infrastructures ferroviaires, routières ou aériennes de qualité, se retrouve peu à peu marginalisé, ce qui pénalise progressivement la viabilité de son tissu économique.

Conscients des enjeux ici posés, les élus de nos territoires régionaux se lancent dans la course aux grands projets d’infrastructures, en particulier de nouvelles lignes ferroviaires ferroviaires à grande vitesse.

Certes, la construction des nouvelles Lignes à Grande Vitesse aujourd’hui envisagées améliorera à terme l’accessibilité de nos régions atlantiques, mais elle souffre de leur orientation via l’Ile de France et ne pourra que partiellement répondre aux exigences de l’économie intelligente de demain, basée sur l’innovation et le process, dont la production a besoin d’une massification et d’une rapidité des flux. En effet, avec ces infrastructures, la mobilité de nos concitoyens se verra accrue, celle de nos décideurs économiques aussi, mais la circulation de nos productions marchandes, principale source de revenus de notre économie, semble cruellement oubliée des débats.

Pourquoi un tel constat ? Sans nul doute parce que le transport routier de marchandises apparaît encore plus efficace, rapide et flexible. Mais pour combien de temps ? La raréfaction et la flambée progressive des prix du pétrole, la nécessité de disposer d’une chaîne logistique complète (intermodalité route / fer / air / mer) et efficace changeront nécessairement la donne, et ce au détriment des tissus économiques locaux n’ayant pas anticipé au préalable la constitution de cette chaîne logistique autour d’infrastructures de fret ferroviaire de qualité.

Dès lors, voulons-nous fragiliser encore un peu plus notre appareil industriel déjà fortement perturbé par la concurrence faussée des économies émergentes indo-asiatiques ? Quels autres types de transports que le fret ferroviaire permet de massifier tout en pouvant réellement accélérer les flux de manière conséquente ?

Dans le Grand Ouest, la desserte ferroviaire demeure indispensable aux activités de certains grands établissements industriels comme PSA à Rennes, Arcelor à Nantes, Airbus Industries à Saint-Nazaire, ou plus globalement aux activités portuaires de Saint-Nazaire, Saint-Malo ou Brest. Il est donc certain que l’accessibilité optimale au fret ferroviaire pourrait s’affirmer comme un facteur essentiel susceptible de pérenniser à terme la présence de ces grands pourvoyeurs d’emploi sur leurs territoires respectifs.

Dans un contexte prospectif, parce qu’il prend en compte la double dimension fret/voyageurs, le projet de la TAA répond aux attentes des grands acteurs économiques tout en améliorant singulièrement l’écoulement des productions de leurs grands établissements industriels en direction des ports et des grands centres économiques européens, tout en améliorant singulièrement la mobilité de leurs cadres ou décideurs à l’international grâce à l’intermodalité air/fer à Notre-Damedes- Landes, Bordeaux ou Lyon / Saint-Exupéry.

Au delà de la démarche prospective ici présente, lance donc un appel aux grands acteurs économiques, de Brest à Lyon en passant par Bordeaux ou Limoges, pour qu’ils s’intègrent pleinement et enrichissent, par leur présence active, la réflexion autour de la TAA, un débat novateur, vecteur d’idées et de positions nouvelles, susceptibles d’influencer et d’accélérer les décisions politiques au nom du bon sens, et ce dans l’intérêt du devenir de l’attractivité de nos territoires au sein de l’économie-monde.