Province,Atlantique,complémentarité - La TAA, une des sections du corridor ferroviaire européen Lisbonne-Kiev

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La TAA, une des sections du corridor ferroviaire européen Lisbonne-Kiev

Se positionner maintenant ou jamais

L’heure est à la définition des corridors ferroviaires fret ferroviaire européen, destinés à assurer la continuité de la performance en matière de transports fret, c’est l’heure de se positionner. Ces corridors sont constitués d’une colonne vertébrale et d’antennes, ces dernières n’étant pas un sous-corridor mais bien destinées à irriguer des territoires.

Le Lyon-Turin s’est aussitôt présenté comme un maillon de ce corridor. Au-delà de Lyon vers la Péninsule ibérique, les choses se compliquent : il y a bien un pointillé qui descend le sillon rhodanien avant de longer la côte méditerranéenne jusqu’à Barcelone et continuer jusqu’à Madrid avant de s’intégrer ensuite dans les projets vers Lisbonne.

Les mêmes erreurs sont commises à nouveau, à savoir renforcer des axes ferroviaires saturés au lieu de favoriser la naissance de nouveaux axes irriguant des régions jusque-là délaissés toujours au nom de cet aménagement du territoire équilibré qui nous est cher. Or, le tracé via Lyon-Angoulème (Bordeaux), est intéressant et il économise 200 km par rapport au tracé classique qui, pourle trafic fret, trouvera un obstacle dans l’écartement ibérique qui perdura, la LGV Barcelone-Madrid n’étant pas mixte.

Ce positionnement offre

  • à la Bretagne, au Pays de la Loire, Auvergne, Limousin l'unique opportunité d'être positionnés sur un corridor européen avec tous les avantages s'y rapportant notamment en matière de financement,
  • et à Rhône-Alpes l’unique opportunité d’avoir les ports atlantiques à portée de la main tout en ayant un itinéraire bis pour accéder à la Péninsule ibérique, un itinéraire décongestionné, donc plus fiable,
  • à l’Aquitaine d’être à la croisée d’un corridor nord sud et sud-ouest – est/nord-est.

Ce projet ne saurait laisser indifférentes les régions, les départements, les communautés urbaines/d’agglomération/de communes, prisonniers d’un couloir nord-sud, de formidables ouvertures et la restitution des deux points cardinaux jusque-là confisqués par la géographie certes mais aussi par l’absence de volonté politique génératrice de résignation. En effet, comment appeler cela autrement que résignation quand une ville à 500 kilomètres de Paris déclare que cet axe représente 95% des échanges ? Dans l’état actuel certainement, mais c’est une anomalie...