hommes politiques - Questions

La TAA n’a pas vraiment été citée dans les dernières élections régionales ?

C’est vrai, la réflexion n’est pas encore profondément ancrée. Les choses vont changer au moment où, à travers la participation financière à l’étude, un engagement concret est demandé sur lequel il faudra se déterminer. En revanche, pour les prochaines élections de 2007, législatives et municipales, nous aurons alors une bonne visibilité qui sera largement rapportée dans Transport 2020 afin que les électeurs sachent et connaissent le degré d’anticipation de leurs élus. Il est légitime que ceux qui s’investissent pour l’avenir à travers un aménagement du territoire équilibré puissent en tirer profit.

Comment se fait-il qu’un nombre sans cesse croissant de communauté d’agglomération rejoint la démarche TAA et que les Communautés urbaines se font attendre ?

Ce sont de grosses machines et il faut, au-delà des cabinets et des services, tenus par la pression du court terme, trouver l’homme qui soit leader au sein de sa communauté sur un tel projet. En cela, la démarche TAA est valorisante pour l’homme politique car elle lui donne l’occasion de retrouver sa place dans la vigie et d’éclairer ses concitoyens sur les choix à venir tout en relativisant les faux arguments du début consistant à se réfugier derrière des priorités de court terme. Or, ces métropoles ont besoin de leurs voisins pour exister au niveau européen comme le montre la collaboration naissante du Grand Lyon avec le Grand Clermont. Toutefois, à Rennes Métropole, la réflexion est bien engagée.

La TAA, et ses déclinaisons interrégionales, ne peuvent être exclues de toutes les réflexions, par leur impact, elles peuvent au contraire amener de nouveaux éléments qui conduiront à réviser certains projets, routiers notamment quand ils consistent à doubler des infrastructures autoroutières performantes sur le même axe ferroviaire.