court terme,développement durable - MOBILISATION GENERALE !

En faveur de l’ETUDE PROSPECTIVE : l’étude qu’il faut faire !

Le sigle TAA, plus connu sous le nom de Transversale Alpes-Atlantique, avait été requalifié par Jean-Paul Laval, Directeur de la CRCI Auvergne, lors du colloque de Clermont-Ferrand pour se traduire par un Tremplin pour Aménager l’Avenir. Cette nouvelle traduction ne nous a pas déplu, tant elle correspond à l’idée originelle de notre entreprise commune.

Voici quelques questions que se posent les uns et les autres et auxquelles nous nous efforçons de répondre quand nous sommes sollicités et que l’échange est possible :

Nous avons des priorités immédiates, nous engager dans une telle démarche prospective ne les hypothèque-t-elle pas ?

Toutes les régions ont des priorités, mais ces priorités ne doivent pas être le prétexte allégué au refus de s’engager sur ce tremplin. Jamais une telle opportunité n’a été donnée, et chaque collectivité peut, pour une poignée d’euros, participer à ce grand défi d’aménagement du territoire équilibré dont a TAA n’est qu’un des prétextes.

Les Conseils Généraux sont-ils concernés ?

Oui, sans aucun doute, dans le cadre de l’aménagement du territoire, car comment ne pas voir qu’au-delà d’un axe ferroviaire ferroviaire majeur, il s’agit véritablement d’un projet au service d’un aménagement du territoire équilibré.

En second lieu, comment concevoir un débat et une action menés par les conseils régionaux, les villes et communautés urbaines, dont se désintéresseraient les conseils généraux ?

Certes, chaque collectivité est maîtresse de ses décisions, encore faudrait-il qu’il y ait eu au moins débat et que celui-ci ne soit pas confisqué par un chef de service, ou de cabinet, ayant jugé dans le cadre étroit de son bureau que ce n’était pas bon, ou encore par un élu en proie au doute et ne se résolvant pas à provoquer le débat. A l’heure où certains s’interrogent sur l’utilité de telle ou telle collectivité, celles-ci ont l’occasion de prendre la main pour rêver l’avenir. Enfin, les communautés d’agglomération ont été dès le départ plus nombreuses que les départements à soutenir activement notre projet.

Les Conseils Généraux du Puy de Dôme, d’abord avec Pierre-Joël Bonté, et maintenant avec Jean-Yves Goutebelle et des Deux-Sèvres avec Jean-Marie Morisset trouvent toujours une réponse appropriée qui prépare l’étape suivante de la réflexion. Voila une implication et une concertation qui méritent d’être signalées.

Une telle démarche ne relève-t-elle pas des Conseils Régionaux ?

Dans une mobilisation générale il est fait appel à toutes les forces vives. Une telle mobilisation a eu lieu pour le TGV Est où Conseils Régionaux, certes, mais aussi Conseils Généraux et communautés d’agglomération/urbaines vont jusqu’à participer au financement de l’infrastructure, ce que, Adrien Zeller, Président du Conseil régional d’Alsace trouve légitime.

Comment comprendre qu’un département désespère de ne pas trouver de solution à son désenclavement et de constater son absence du débat ?

Et si une collectivité considère que la transversale est un morceau « trop gros » pour elle, elle ne peut être indifférente au Réseau ferroviaire dont elle fait partie. Ainsi, si un axe est-ouest n’est, par exemple, pas la priorité de la Vendée, celle-ci est pleinement concernée par de bonnes relations avec les autres villes du Grand-Ouest, auquel elle appartient, et avec le futur aéroport de Notre-Dame des Landes. Il est donc difficile d’être situé dans l’aire de l’étude et se déclarer « non intéressé ».

La TAA n’est-elle pas un test pour le fonctionnement démocratique des institutions ?

Que ce soit pour une adhésion ou un partenariat financier à l’étude, deux cas :

  • le dossier est traité par un service, quand ce n’est pas une seule personne, qui juge seul, sans chercher à s’informer davantage,
  • le dossier suit le cheminement normal, et suscite le débat au sein d’une commission adaptée, et le résultat est l’expression de personnes qui se sont alors prononcées en leur âme et conscience.

Après tout, rien ne presse, s’engager maintenant n’est-il pas trop tôt ?

Non, au contraire, toute défection alourdirait la part des autres, plusieurs défections remetteraient en cause la réalisation de l’étude même. Compte-tenu des enjeux, nous ne pouvons plus perdre de temps : la mobilisation doit être totale !

Peut-on ouvrir un débat ?

Tous les partenaires potentiels ont désormais entre leurs mains le Cahier des Charges (CCTP) de l’étude : que le débat s’instaure au sein des assemblées concernées et qu’il débouche sur les décisions adaptées aux enjeux !

Y a-t-il eu des précédents et si oui, pouvons-nous nous en inspirer ?

D’autres, avant, ont expérimenté une telle démarche, notamment le Sénateur de Vendée Jacques Oudin, père de la Route des Estuaires. Il sait, plus que tout autre, qu’aucune voix ne doit manquer pour ne pas retarder le projet. Président de TDIE (Transport Développement Intermodalité Environnement) il peut être d’une aide précieuse. Souvent, perçu comme un défenseur exclusif de la route, il a l’occasion de montrer à ses détracteurs le même dynamisme sur l’autre volet de la mission transport qu’il s’est assignée : le ferroviaire.

MOBILISATION GENERALE POUR CONSTRUIRE ENSEMBLE L’AVENIR !