Europe - Questions

Avec le réseau Armorique et les autres, ne recrée-t-on pas les anciens réseaux ?

Il n’y a pas si longtemps que cela, la première desserte des territoires régionaux était effectuée par le premier train en provenance de Paris. Depuis, la régionalisation a corrigé ces situations caricaturales mais nous nous trouvons confrontés à 20 réseaux régionaux plus le réseau Francilien.

La desserte interrégionale demeure encore la parente pauvre. Comment faire pour inverser la tendance ?

Créer plusieurs réseaux interrégionaux d’importance, six plus l’ensemble francilien, qui ont plusieurs points communs :

  • ils s’articulent autour d’un ou plusieurs aéroports,
  • ils forment un ensemble cohérent,
  • ils sont scindés des dessertes radiales pour répondre à la logique interrégionale.

Il ne s’agit pas de ressusciter les anciens réseaux qui obéissaient à une logique parisienne. Le territoire était alors divisé de manière très inégale puisque Paris, en étant le point de départ de chacun, était sacré centre du pays. Aujourd ’hui, il s’agit de vrais réseaux régionaux, Paris étant le centre d’un unique réseau bien à lui.

Les lignes ferroviaires des six réseaux ne concernent pas toutes des voyages de bout en bout, ainsi si l’on prend la 1ab du réseau Pyrénées-Aquitaine-Charentes combien de voyageurs feront La Rochelle-Zaragoza ou même La Rochelle-Tarbes ?

Nous sommes face à un réseau de métro à grande échelle mais le principe en est le même : un réseau aux correspondances entre les différentes lignes permettent aux voyageurs de se mouvoir le plus aisément possible.

D’ailleurs, dans le métro parisien, y a-t-il beaucoup de voyageurs qui font La Défense-Château de Vincennes, ce doit être la même proportion que serait La Rochelle-Zaragoza...