complémentarité - Eurocaprail

Dès son deuxième ouvrage, Une autre culture des déplacements, Michel Caniaux préconisait de relier les trois capitales européennes par un transport ferroviaire performant, sachant qu’aujourd’hui, le meilleur temps est de 4h33 pour relier Bruxelles à Strasbourg, soit une vitesse moyenne digne de nos meilleures transversales...

Fin 96, il présentait ce projet à la presse, soit :

  • Une ligne ferroviaire nouvelle Bruxelles-Luxembourg avec desserte de Namur,
  • Luxembourg-Metz : mise à 200 km/h de la ligne,
  • Metz-Louvigny : emprunt de la branche lorraine du TGV Rhin-Rhône (Metz-Louvigny-Nancy-Dijon),
  • Louvigny-Strasbourg : TGV Est européen.
Soit, un temps de parcours de 2 h avec arrêts à Namur, Luxembourg et Metz, 1h35 si LGV Luxembourg-Metz avec un unique arrêt à Luxembourg.

A l’époque, où certains émettaient déjà des doutes sur la rentabilité de la partie Louvigny-Vendenheim du TGV Est, ce projet avait pour but au contraire de renforcer son utilité. En 1998, alors qu’ venait d’être créée, le Président d’ sortait son troisième ouvrage : TGV : Comment éviter un gâchis annoncé ?, et revenait sur ce projet en l’affinant et en l’intégrant dans les schémas .

L’autre fausse bonne possibilité serait de relier Bruxelles et Strasbourg par emploi successif des TGV Nord et Est, soit un temps de parcours de 3h15 qui oublierait Luxembourg.

Bref, avec EUROCAPRAIL, encore une idée « farfelue et pharaonique » qui va prendre forme petit à petit... A mesure que le débat sur les infrastructures avance la TAA apparaît de plus en plus réalisable..