objectifs - Questions

La section Limoges-Clermont-Ferrand n’est pas située aujourd’hui sur un axe lourd, le sera-t-elle demain ?

Oui, car demain il faudra prendre en compte trois éléments, notamment pour le fret ferroviaire :

  • le développement des ports de l’Atlantique,
  • la diffusion sur le reste du continent européen du trafic transpyrénéen,
  • l’intensification du trafic avec l’Europe Centrale en liaison avec l’élargissement de l’UE.

De plus, l’UE a évoqué différents axes dont le corridor V Lisbonne-Kiev. Lyon-Turin s’en réclame, la TAA pour sa partie sud ne peut faire de la continuité de la performance nécessaire à l’attractivité de l’ensemble.

Pour les voyageurs, la solution ne réside pas dans le contournement du Massif Central par le nord et par le sud, ni dans l’utilisation de Nantes-Tours-Bourges-Lyon, relation qui conserve cependant un rôle de desserte inter-villes incontestable.

Plus nous gagnerons en vitesse et plus le seuil des trois heures nous permettra d’aller plus loin , réduisant du même coup, le rôle de l’avion, grand consommateur d’énergie, sur les liaisons concernées.

Sortir le rail de son sous développement, n’implique-t-il pas un ciblage rationnel des investissements ?

Oui, c'est la notion de feuille de route, inventaire qui reprend en compte ce qui reste à faire et le calendrier correspondant. Cela concerne la modernisation de l’existant comme solution provisoire en attendant la réalisation d’infrastructures nouvelles qui seules pourront opérer un basculement significatif de la route vers le rail.

A terme, la TAA dynamise l’ensemble du réseau ferroviaire classique grâce à la modernisation des lignes ferroviaires existantes.

Quelle est actuellement, la plus grande difficulté ?

Réhabiliter la prospective en faisant admettre sa nécessité dans un contexte où les projets déjà engagés ont du mal à avancer.