Province,performant - Lorsqu'un axe est déjà pourvu en voie expresse ou autoroute, il faut privilégier la solution ferroviaire performante

Loin d’opposer route et rail, il s’agit au contraire de tendre vers cette complémentarité des modes de transport que tout responsable sérieux appelle désormais de ses voeux, conscient des problèmes résolus par son application, notamment en matière de développement durable.

Un premier cas d’application pourrait être la Vendée :

Le débat public sur le futur aéroport de Nantes, de ND des Landes a permis à chacun d’exprimer ses besoins en matière d’infrastructures d’accès à la nouvelle plateforme dans les meilleures conditions de temps, de confort et de sécurité.

Avant le débat, il n’était pas question d’envisager une desserte ferroviaire, tout au moins dans un premier temps, pour le motif qu’elle ferait exploser les coûts de l’aéroport. Tout au plus, des emprises seraient réservées pour ménager un avenir flou. La Vendée, désavantagée par le report de l’aéroport au nord, et qui plus est sur la Rive Droite de la Loire fit savoir que son adhésion au projet était conditionnée par la réalisation d’un nouveau franchissement sur la Loire entre Cheviré et St-Nazaire avec bien sûr les infrastructures d’accès nécessaires depuis la Roche sur Yon, certains envisageant carrément une nouvelle voie expresse. Aujourd’hui, La Roche sur Yon est déjà reliée à Nantes par une voie expresse qui se raccorde sur l’A83. Toujours dans le chapitre « on n’oppose pas le rail et la route », la connexion de ND des Landes au réseau ferroviaire ferroviaire, qui va bien au-delà d’une seule relation puisqu’elle concerne 5 régions, est jugée trop coûteuse, mais, la demande de la Vendée d’un nouveau franchissement de la Loire parait relever de la plus parfaite logique même si cet investissement ne concerne que l’accès sud de ND des Landes. Pour le ferroviaire il n’y aurait pas assez de voyageurs, la question de la fréquentation n’est pas posée dans la seconde solution qui va tellement de soi...

Débat public :

propose la connexion immédiate du futur aéroport au rail dans le cadre d’un vaste réseau RER interrégional, le Réseau Armorique, déclinaison interrégionale de la TAA, qui offre à la Vendée :

  • Des trains circulant à la vitesse minimum de 160 km/h à cadence horaire.
  • Cinq gares (sans compter celles donnant accès au Réseau Armorique par le jeu des correspondances).
  • Deux lignes ferroviaires, et ce, bien au-delà de la seule liaison avec ND des Landes puisqu’elle a accès à l ’ensemble d’un réseau.
  • ND des Landes à 40 minutes de La Roche/Yon, à 1h05 des Sables.
  • Des relations performantes avec sept autres régions (La Roche à 1h de Rennes, 1h45 de Caen, 2h de Bordeaux, à 2h45 de Lyon, etc...).

Dans ce cas, la solution ferroviaire performante n’apporte-t-elle pas un plus ? Le pont routier ne peut-il pas être envisagé pour plus tard, à moins qu’une fois la solution ferroviaire performante mise en place, il ne s’avère inutile ? Route et rail ne sont pas opposés, mais une étude fine des deux propositions s’impose dans laquelle on pourra faire remarquer que le pont ferroviaire sur lequel les trains du Réseau Armorique transiteront, existe déjà...Dans le cas de la Vendée, la rupture réside bien dans la capacité à faire évoluer les points de vue des décideurs en fonction des nouveaux éléments ainsi apparus et à opérer un choix qui prenne en compte l’ensemble des données.

a, avec la présentation du Réseau Armorique, permis que la solution ferroviaire soit retenue pour la desserte de ND des Landes. La DATAR a validé ce choix dans son dernier rapport.

C’est la solution ferroviaire performante qui est à même de se substituer à un franchissement routier supplémentaire de la Loire.

Aujourd’hui, il y a un réel choix à faire en termes de confort, de sécurité, d’accessibilité et de consommation d’énergie. L’Etat vient de donner le feu vert à la réalisation de ND des Landes. Alors, au travail !