Région - Une étape décisive

Des groupes techniques constitués de collectivités, de chambres consulaires, d’associations, décidées à faire progresser la dynamique sur des tronçons identifiés...

... entament la réflexion active.

Ces groupes ont pour objet :

  • de mettre à niveau les participants en ce qui concerne l’information sur le projet TAA et ses déclinaisons régionales/interrégionales,
  • de permettre de s’approprier la démarche en participant activement, et dans la mesure de leurs moyens, à l’enrichissement de la démarche (collecte d’infos, études sommaires sur des flux etc...),
  • de transformer une démarche prospective en véritables perspectives,
  • de fédérer les régions concernées entre elles,
  • de créer un dynamisme d’action.

Premières remarques commune aux différents groupes

Ruptures
Rupture avec ce qui a été fait, rupture avec le tout-routier, rupture avec la manière de penser l’avenir, aujourd’hui, simple projection du passé.

Des infrastructures nouvelles au service d’un réseau ferroviaire feuille de route
Moderniser une ligne ferroviaire, créer une nouvelle infrastructure, pour quoi faire ? Pour quels services ? Tout ceci n’a de sens qu’en vue de la constitution d’un réseau, véritable feuille de route des investissements transports d’un vaste ensemble régional pour les 25/30 ans à venir.

Un projet à deux dimensions
Eviter de vouloir contenter tout le monde au risque d’affaiblir la portée du projet, mais retenir les deux dimensions : européenne et interrégionale. Il s’agira, une fois le consensus régional et national obtenu, de porter le projet à Bruxelles.

Mobilisation générale
- Mobilisation de toutes les forces politiques et socio-économiques, de toutes les collectivités locales, dont les Conseils Généraux qui n’hésitent pas à se mobiliser pour le TGV Bretagne, ou le TGV Est, allant, pour ce dernier, jusqu’à participer au financement. Il est clair que les collectivités qui s’auto-exclueraient d’un tel débat d’aménagement du territoire s’affaibliraient d’elles-même.
- Mobilisation des régions qui doutent encore.

Dans le détail, points forts

Auvergne (mars 2003 - Agence d’Urbanisme de Clermont-Ferrand)

  • Les projets concernant des améliorations nécessaires ne sont que des solutions transitoires (Clermont-Lyon, etc...) qui ne peuvent en aucun cas constituer un aboutissement, sachant qu’elles seront très vite hors marché par rapport à un réseau routier en constante amélioration.
  • La SNCF se déclare partie prenante de la démarche.

Bretagne (mai 2003 - CCI de Quimper)

  • Les Finistériens se sentent concernés par l’axe Rennes-Nantes tout comme les Rennais perçoivent l’intérêt d’un axe Brest-Quimper pour que vive un véritable réseau.
  • Oui à un Réseau Armorique.
  • D’accord pour s’impliquer dans la TAA/Réseau Armorique, une fois un calendrier de réalisation précis adopté pour le TGV Bretagne.
  • Intégrer le futur aéroport de Nantes au Réseau Armorique.

Limousin (avril 2003 - CCI de Limoges)

  • Souligner les complémentarité du POLT et de la TAA.
  • Réparer le déficit de lignes convenables : aujourd’hui, en Limousin, seule la ligne Paris-Limoges-Toulouse peut être classée de convenable, bien qu’aucune amélioration d’envergure n’ait vu le jour depuis 36 ans !

Poitou-Charentes (juin 2003 - Conseil Régional)

  • C’est la région charnière entre la section Rennes-Nantes-Poitiers et le tronçon central redéfini. Elle est donc appelée à participer aux réunions de synthèse des deux groupes.
  • Notre-Dame des Landes ? Connaît pas ! Si certains parlent d’aéroport du Grand Ouest, rêvant d’inclure Poitou-Charentes dans la zone de chalandise, aucun moyen n’est mis en avant concernant des dessertes terrestres adaptées. Or, vu des Deux-Sèvres et de Poitiers, l’intérêt de s’y rendre est évident dès qu’une attention à l’accès est apportée. Le Réseau Armorique trouve ici toute sa pertinence.

Pour les trois régions Poitou-Charentes, Limousin, Auvergne, il faut commencer par le tronçon central : initialement limité à Limoges-Clermond-Lyon, la logique du tronçon central conduit à le redéfinir, soit Poitiers/Angoulême-Limoges-Clermont-Lyon. Dans cette configuration, il constitue, en effet, le barreau entre deux radiales majeures : TGV SEA (Sud-Europe-Atlantique) et TGV Méditerranée.

D’autres réunions sont prévues en Rhône-Alpes, Basse-Normandie et Aquitaine, avant les réunions de synthèse qui permettront des échanges de point de vue, le suivi des travaux nécessaires à faire avancer la démarche et la mise en commun des résultats des travaux menés par les différents groupes.