Association,pollution - Un colloque pour débattre

C’est Jean-Paul Laval qui, au cours de son intervention à la table ronde des acteurs économiques, a exprimé ce que lui inspirait le sigle T.A.A. :

un Tremplin pour Aménager l’Avenir,

en rappelant l’importance qu’il y a à savoir travailler à 30 ans. Et la T.A.A., transversale ferroviaire, fret et voyageurs, Alpes-Atlantique, en s’imposant par ses performances comme colonne vertébrale permet d’être l’armature et le fil conducteur de l’aménagement de régions entières.

Le colloque, co-organisé par l’Association les villes européennes de la grande vitesse, et , en partenariat avec la ville de Clermont, aura consacré la rupture avec les schémas anciens de pensée :

  • Une nouvelle infrastructure pour traverser un désert ? Avant qu’on ne creusât l’isthme de Suez, il y passait très peu de bateaux.
  • Moderniser l’existant ou construire de nouvelles infrastructures ? Les deux car l’échelle temps n’est pas la même. La modernisation permet d’assurer la transition vers un réseau aux infrastructures adaptées.
  • Le marché roi ? Dans les régions périphériques, ou de faible densité, il faut privilégier la politique (aménagement du territoire, investissements structurants...) sur le marché.
  • Une démarche prospective, visionnaire et altruiste.
  • Atouts du projet TAA : respect de l’environnement, lien entre les régions, réduction de l’espace temps, etc.

Le colloque aura été un succès par bien des aspects :

Succès par la qualité de l’assemblée ainsi réunie, acteurs économiques, politiques et sociaux.

Succès par l’absence de langue de bois, pour laquelle il n’y avait pas de place puisque tout était à construire, et par la volonté de concrétiser une nouvelle pensée liant économie, aménagement du territoire, environnement, et dont le produit pour les régions concernées est la TAA.

Succès par la naissance de la charte fondatrice de la T.A.A.

Succès, car désormais les absents ne peuvent prolonger leur indifférence, ils ne peuvent que rentrer dans le débat au risque de paraître décalés.

Succès par la réhabilitation de l’art de la prospective perçue comme menaçante vis à vis des projets existants, voire comme empêcheur de penser en rond.

Succès, car la phase 2, phase des premières études, est lancée après la conclusion de la phase de sensibilisation.

Succès par les énergies considérables ainsi rassemblées et qu’est capable de développer l’être humain pour construire un projet commun.

Ce colloque met fin à deux ans de sensibilisation pendant lesquels beaucoup de points de vues se sont modifiés ou ont évolué. Quelques-uns les ont gardés figés, ce qui est leur droit. Le problème étant lorsque ces « certains » sont des références régionales, ils bloquent alors toute évolution possible, ils verrouillent l’avenir pour des régions entières et pour longtemps, réalisant une entrave au développement. Peur de la prospective et des remises en question, des bouleversements qu’elle entraîne, ou volonté délibérée de bloquer les choses ? Devant l’attentisme désespérant de certains, nous sommes obligés de nous poser la question. Que faire ? Attendre qu’ils se décident quand il sera trop tard ou les contourner ?

La question des moyens relève d’un faux débat puisque beaucoup dépend de la volonté politique comme le soulignait, à propos du Lyon-Turin, Serge Dassault :
« Quant il s’agit d’engager l’avenir, ce qui compte c’est moins le coût que l’intérêt du projet, moins une question d’investissements qu’une question de volonté ».