complémentarité - Nantes-La Rochelle-Bordeaux :

Bien qu’à terme, la TAA, combinée au TGV Sud-Europe Atlantique, mettra Nantes à 1h40 de Bordeaux, monte au créneau pour s’engager dans la modernisation de la ligne afin de développer le trafic entre les villes moyennes de l’axe en affichant un objectif temps ferroviaire en relation avec le temps route qui est, lui, un temps global :

La Rochelle-Nantes : 1h (route : 1h20) et La Rochelle-Bordeaux : 1h35 (route 1h45).

Cela nécessite :

  • la mise à 200km/h de Nantes-La Roche-sur-Yon,
  • le shunt du détour de Velluire par une voie unique Marans-Luçon, soit une économie de 25 à 30 km, selon des études déjà réalisées par l’administration,
  • la mise à 160 km/h sur l’ensemble du parcours restant.

L’électrification Nantes-La Roche-sur-Yon - Les Sables, sera effective en 2006, mais il s’agit d’une occasion manquée, puisque cette électrification se fera sans relèvement de vitesse : on continuera donc à rouler à 140 km/h. Dommage lorsque l’on sait que le relèvement à 200 (220 km/h) aurait permis de gagner 12 minutes, précieuses minutes entre Nantes et La Roche-sur-Yon, qui auraient pu se répercuter sur le temps de parcours Nantes-Bordeaux, en sachant que si les quelques minutes gagnées sur un tronçon plus ou moins long peuvent apparaître dérisoires, c’est leur addition qui est significative. Vingt-quatre minutes sur un aller-retour Nantes-La Roche, c’est appréciable pour ceux qui effectuent le trajet quotidiennement, et c’est un argument en faveur du rail. Le trop cher du court terme diminue les effets du projet et on affaiblit le but recherché qui est de favoriser un transfert du transport individuel sur le rail.