Association - « De l’audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! »

Un an après, nous pouvons dire que la T.A.A. n’en finit pas de gagner des soutiens tant d’élus ou de journalistes que d’acteurs économiques ou de simples citoyens.

Les régions, après un temps nécessaire pour apprécier si la TAAétait une idée sérieuse, cessent de l’opposer à des projets de court et moyen termes, et comprennent qu’il s’agit de l’intégrer dans une réelle démarche prospective, démarche qui jusque-là faisait défaut au point de se limiter à des projets de court et moyen termes.

Et la détermination de ces soutiens montrent qu’il ne s’agit nullement de calculs électoraux, il y a une réelle prise de conscience. Or, certains sont sur le point de passer à côté de quelque chose, quelque chose de plus révolutionnaire encore que le TGV Méditerranée, car, avec la T.A.A., il s’agit de construire ce pont entre l’Arc Atlantique et l’Europe dont l’absence a, jusque-là, compliqué le développement et qui est la condition pour transformer nos finistères atlantiques en portes d’entrée de l’Europe, en gateways... Ceux-là se mettent progressivement , et en douceur, sur le bas-côté du développement et des aspirations populaires, souhaitons juste qu’ils ne soient pas majoritaires !

Comment refuser d’étudier un projet porteur de tant d’ouvertures, de creuser l’idée avant de creuser les tunnels ? Et si la vérité n’appartenait plus aux architectes traditionnels de l’aménagement du territoire et du transport ? Et que dire des prévisions aussi fragiles les unes que les autres qui devraient avoir valeur de loi ? En 1980, on prévoyait le développement en 2000 à l’Est, et c’est à l’Ouest qu’il s’est produit notamment en termes de dynamisme démogra-phique. Certains voudraient que l’avenir précis soit inscrit dans les études les plus sophistiquées qui soient. Eh bien non, heureusement, l’homme a encore prise sur son devenir à condition qu’il fasse preuve d’audace et de volontarisme pour rester cohérent avec ses objectifs affichés.

Merci à tous les visionnaire de la première heure car, un pays où ne souffle plus le vent de la prospective, est un pays aux voiles flasques, un pays pour qui le future rime avec absence d’ambitions, un pays qui, en refusant de répondre aux défis environnementaux, économiques, de demain, rentre sur une voie de garage.