intermodalité - Le troisième aéroport parisien est-il utile ? Ne vaut-il pas mieux mettre en réseau les grands aéroports de province ?

40% des voyageurs qui prennent l’avion dans un des aéroports parisiens viennent de province. Et si l’on renforçait les aéroports de province qui, bien reliés entre eux et aux agglomérations importantes, permettraient d’éviter la construction d’un troisième aéroport parisien décidé à la hâte et sans aucune vision globale ? Cette décision est, en effet, une fuite en avant de plus dans le laborieux débat transport. En retenant les aéroports qui assurent un trafic d’au moins deux millions de passagers par an, nous aurions : Nantes, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nice, Lyon, Bâle-Mulhouse et Strasbourg, autant d’aéroports qui auraient besoin de bonnes liaisons ferroviaires puisqu’aujourd’hui, parmi les aéroports cités, seul Lyon-Saint-Exupéry est relié au rail.

Ainsi, avec la T.A.A., Limoges serait à 1h15 de Mérignac, Clermond-Ferrand à 55 minutes de St-Exupéry, et ND des Landes (futur aéroport Armorique situé au nord-ouest de Nantes) à 1h15 de Caen et 1h de Poitiers. C’est dire l’importance de liaisons ferroviaires qui seules sont à même d’élargir au maximun la zone de chalandise de ces aéroports qui prétendent à un rôle intercontinental. C’est l’intermodalité parfaite.

Desserte de ND des Landes : quel tracé ?

Au vu de ce qui précède, il n’est pas question de rater cette liaison rail-aéroport. Ce serait le troisième aéroport à en être doté. Une fois de plus, pour que le produit soit attractif, il faut répondre aux critères RPFC (Prix-Rapidité-Fréquence-Confort).

Objectif : étendre au maximun la zone de chalandise afin de faire de cette plate-forme aéro-portuaire une plate-forme intercontinentale.

Encore une fois, il convient de mettre un projet solide en face de déclarations d’intention. Par conséquent, il faut écarter tout tracé qui viendrait se greffer à Nantes sur des entrées existantes déjà saturées, sans pour autant allonger les temps de parcours. Une liaison en 10 minutes Nantes-ND des Landes est non seulement souhaitable mais elle est possible. a proposé aux collectivités concernées de mener une étude sur les 4 ou 5 tracés possibles et s’intégrant dans l’accélération des relations Nantes-Rennes. M. Claude Champaud, conseiller régional de Bretagne, et M. Michel Hunault, Vice-Président du Conseil Régional des Pays de Loire, ont été saisis de notre proposition.