court terme - Des acteurs économiques encore dans la salle d'attente, mais d'autres ont déjà saisi les enjeux

Ouest Logistique qui représente une centaine de chefs d’entreprise de l’Ouest a été contactée via son ancien Président, Georges Drouin, et son nouveau, Joël Graveleau. Leur avis sur la T.A.A. a été sollicité par , animée par un esprit de coopération, qui n’a reçu aucune réponse alors que ce projet est la traduction directe des objectifs énoncés par leur propre association.

Il est impératif que les acteurs économiques de l’Ouest soutiennent ce projet novateur et fédérateur. Certes, les besoins des entreprises sont immédiats, mais 20 ans, c’est demain. En effet, où étiez-vous et que faisiez-vous en 1980 ?

La CRCI (Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie) Pays de Loire estime que le projet T.A.A. ne correspond pas aux priorités des entreprises des Pays de Loire : c’est là, un avis qui risque d’être lourd de conséquences pour ces dernières. Pourtant, certains à l’esprit visionnaire se sont d’ores et déjà engagés, et partagent les mêmes vues qu’. Certains qui, loin d’opposer l’amélioration de l’existant et la création de nouvelles infrastructures, les allient dans une véritable prospective conduisant à l’achèvement d’un réseau européen adapté aux besoins futurs.

Ainsi, M. Yves Bouvart, Directeur du port de La Rochelle Pallice :

1. Pourquoi soutenir un projet à long terme alors que vos besoins sont immédiats ?
Y.B. : On ne peut valider un projet à long terme qu’en le nourrissant de flux existants. Les flux, comme les rivières, doivent être petits au départ pour pouvoir grossir par la suite. Il faut donc offrir ce qui existe, même si ce n’est pas parfait, pour s’inscrire dès aujourd’hui dans les flux de demain.

2. Que peut apporter la T.A.A. au port de La Rochelle, et plus généralement aux ports de l’Atlantique ?
Y.B. La véritable ouverture de la façade atlantique qui ne peut que se faire vers l’Est (Lyon-Suisse-Italie) en évitant le noeud parisien. Il faut donc établir le concept de « European Freightway » vers l’Est et ce, en commençant par utiliser les voies actuelles qui ont le mérite d’exister.

3. Comment agir pour créer une dynamique conduisant à la réalisation de la T.A.A. ?
Y.B. : On peut créer la dynamique recherchée en fédérant tous les chargeurs et toutes les collectivités le long du parcours, afin que le travail soit commun et la motivation partagée.

Par ailleurs, la C.C.I. de Clermont-Ferrand, dont la priorité est justement l’amélioration des relations avec Lyon, suggère une étude sur l’utilité économique de la T.A.A. que les multiples possibilités intéressent.