finances - Le coût en question

95 milliard de francs, un chiffre qui donne le tournis ou qui prépare l’avenir ? Nos voisins ont décidé de préparer l’avenir plutôt que de jouer les derviches tourneurs.

Ainsi, pour le rail, l’Espagne, c’est 360 milliards de francs sur 6 ans ; la Suisse, 60 milliards de francs pour les deux tunnels de base alpins ; la Grande-Bretagne = 660 milliards sur 10 ans, etc...

La France, c’est 120 milliards sur 10 ans.

Se poser les vraies questions : Une mise de 95 milliards pour quelle rentabilité ?

Quelles sont les infrastructures qui deviennent inutiles du seul fait de la réalisation de la T.A.A. (aéroports, routes, voies ferrées, etc...) ?

Quelles sont les nuisances épargnées à la région parisienne grâce à une diminution notable du trafic de transit ?

Quels sont les gains obtenus par une meilleure circulation des personnes et des biens à travers le territoire ?

Quels est l’impact de la T.A.A. sur la construction européenne ?

Quelles sont les économies d’énergie réalisées, le nombre de vies humaines épargnées, les pollutions évitées... ?

Non décidément, on ne peut pas écarter d’un revers de main méprisant un tel projet sans l’avoir étudié.

Adoptons la démarche catalogue. Dans un catalogue, en effet, le consommateur jette son dévolu sur un objet. Le prix peut être un obstacle à l’acquisition. La perception de l’obstacle sera d’autant plus faible que la volonté, permettant de rassembler les moyens, sera forte. Plus la volonté sera faible et plus le coût deviendra le prétexte à la non-acquisition.

Plus que l’argent, c’est la volonté politique qui manque dans ce pays.