long terme - Un projet casse-projets ?

Venant simultanément avec la signature des Contrats de plan Etat-Régions (CPER) 2000-2006, alors que l’on pensait avoir tout dit sur le sujet transport, la T.A.A. apparaît comme le projet trouble-fête, comme le projet auquel personne n’avait songé. Cela veut-il dire que toutes les discussions qui ont eu lieu n’ont servi à rien ? Evidemment non.

Ainsi, la modernisation de la ligne classique Nantes-Lyon, portée par l’association RACO, est tout à fait pertinente, mais à condition d’avancer le délai actuellement fixé pour 2010. Il ne s’agit, après tout, que d’un petit investissement de 2,5 milliards de francs.

Le barreau sud ? Il faut le faire, non pour relier l’Ouest au Sud-Est, obligeant toujours à une remontée contre-nature vers la région parisienne, mais pour relier l’Ouest au Nord et à l’Est. Certes, il pourra toujours servir comme solution d’attente pour relier Bretagne et Pays de Loire à Lyon.

La T.A.A. innove car elle implique une vision globale à long terme, et la fédération des énergies de plusieurs pays et régions. En attendant qu’elle se fasse, les projets déjà programmés sont nécessaires pour faire la transition entre les besoins d’aujourd’hui et ceux de demain.

La T.A.A., une fois décidée, jouera comme dynamique sur les projets existants tout en en suscitant d’autres dans le cadre de la nouvelle organisation du transport engendrée.

ne cherche donc pas à remettre en question les projets déjà décidés en jouant les trouble-fête, non, l’association se donne cinq ans pour faire mûrir le projet et être prête pour les négociations et les réflexions concernant les prochains CPER (2006). Elle pérennise et renforce toute volonté désireuse de donner naissance à une politique du transport cohérente.

Cinq ans pour penser 2020.