performance - Projet et Action : l'indispensable cohérence

Dans sa démarche vers une nouvelle politique du transport, le gouvernement actuel commence par rappeler l’article 1 de la LOTI (Loi d’Orientation des Transports Intérieurs-1982) : la finalité de la politique des transports est de satisfaire les besoins des usagers dans les conditions économiques, sociales et environnementales les plus avantageuses pour la collectivité.

Selon le gouvernement, la politique générale des transports devra donc pour les 20 ans à venir se fonder sur les principes d’action suivants :

  • tirer le meilleur parti des réseaux existants, afin de retarder l’échéance de l’obsolescence du système et d’adapter la nature des nouvelles infrastructures qui s’avéreront nécessaires,
  • favoriser les complémentarités entre modes de transport,
  • réaliser les infrastructures nouvelles indispensables,
  • limiter les nuisances des transports,
  • orienter l’évolution de la demande de transport à long terme pour en maîtriser les développements présentant plus d’inconvénients que d’avantages.

Voilà pour les intentions. Alors, quels projets officiels pour répondre à ces orientations ?

Rien de bien ambitieux pour relier l’Ouest à l’Est de l’Europe. Pour les voyageurs, le détour par Massy est confirmé, soit 230 km de trajet en plus pour les TGV Nantes-Lyon. Pour le fret ferroviaire, modernisation de Nantes-Tours-Lyon. Dans les deux cas, Limoges et Clermont-Ferrand restent en marge des axes de développement.

Les acteurs économiques veulent que leurs produits soient à huit heures des portes de l’Europe. Ils savent que la route seule ne peut plus assurer cette mission. Ils en appellent à l’intermodalité en conformité avec les points de vue d’ : en effet, n’est pas un lobby ferroviaire mais un lobby pour un transport rationnel et libéré de tous les corporatismes fossoyeurs de l’intérêt général. La T.A.A, par ses performances lui conférant le rôle incontestable d’axe lourd, permet enfin l’application de l’intermodalité :

  • avec le maritime en agrandissant l’hinterland des ports de la Manche et de l’Atlantique,
  • avec l’aérien en permettant aux aéroports majeurs (ND des Landes, Saint-Exupéry, Mérignac, etc...) d’élargir leur zone de chalandise,
  • avec la route en la soulageant sur les grandes distances,
  • avec les lignes ferroviaires existantes.

La T.A.A. extirpe du virtuel les discours concernant la politique du transport.