Assemblée Générale - Rapport d'activité par Jean-Michel Guerre

Je vais dessiner les grands moments de cette année, le Délégué Général reviendra plus sur les détail des actions.

Le 18 décembre G Bertrand, M Caniaux et moi-même avons été reçu par Philippe Duron, Président de la Commission Mobilité 21. Il nous a écouté attentivement. Ladite Commission a rendu son verdict en juillet, à la veille de notre colloque de Vannes, ce qui a permis de l'alimenter. Comme vous le savez, le Barreau est-ouest est toujours d'actualité , ce qui nous permet de continuer notre combat. Il n'y a pas de coup d'arrêt, le barreau est-ouest n'est pas écarté. Cela devrait suffire à lever les doutes qui pourraient envahir certains membres.

Nous avons accueilli un nouveau membre : Brest Métropole Océane, ce qui montre aussi que la dynamique TRANSLINE vit et qu'elle inclut bien la façade atlantique. Cela montre aussi qu'il nous faut continuer à faire des adhésions.

a apporté sa contribution positive à l'enquête d'utilité publique du Poitiers-Limoges en réaffirmant sa contribution à TRANSLINE et au développement dès son inauguration de liaisons Guéret-Limoges-Poitiers-La Rochelle, Périgueux-Limoges-Poitiers-Nantes/Rennes, réalisées avec du matériel adapté, autant de propositions ignorées par la technostructure... qui a une conception rigide de la grande vitesse au moment même où le modèle de celle-ci doit évoluer pour pouvoir s'inscrire dans la durée. Les conclusions de l'enquête ont été favorables au projet.

Nous avons amorcé un virage européen qui prend tout son sens après les conclusions de la Commission Mobilité 21. Se contenter de dire que TRANSLINE est un projet européen ne suffit pas, iI faut véritablement aller à la rencontre de l'Europe, d'où le rapprochement notamment avec les Italiens et notre soutien appuyé au Lyon-Turin. Ce rapprochement est illustré par l'invitation du Président de la province de Turin à participer au programme européen POLY 5, un projet transnational destiné à améliorer l'accessibilité et la connexion des territoires alpin, concernant et renforçant donc la partie orientale de la Via Atlantica.

Le numéro 23 de Transport 2020 est sorti en juin avec justement un article de fond sur la complémentarité de TRANSLINE avec le Lyon-Turin et la coopération avec POLY 5. Il revient sur le triangle de croissance Rennes/Nantes-Bordeaux-Lyon dont TRANSLINE est l'outil structurant. Ce numéro traite également de la dimension européenne de POCL qui, sans TRANSLINE, n'en a pas et l'empêche de figurer dans le réseau central des RTE-T, qui peut bénéficier, rappelons-le jusqu'à 40 % des fonds européens. Nous évoquons aussi le Poitiers-Limoges.

Il y eu le colloque de Vannes qui fut un succès par la qualité des intervenants qui ont participé aux deux tables rondes fret et voyageurs. Le VP du Conseil Régional de Bretagne y participait. Il a apporté son soutien à TRANSLINE à condition que ça ne se fasse pas au détriment du Finistère, à condition que Rennes-Brest et Rennes-Quimper ne soit pas sacrifiés au profit de Rennes-Nantes-Poitiers-Lyon. J'en ai profité pour dire que, si , au nom de la solidarité des territoires que nous défendons, soutiendrait tous les projets qui contribuent à TRANSLINE, cela devait se faire sur la base de la réciprocité.

J'ai esquissé un rapprochement avec l'association TGV Grand Centre Auvergne. J'ai, en effet, rencontré son Président, Rémi Pointereau, fin août. Nous nous sommes entendus pour écrire un courrier commun au Ministre des Transports pour demander l'étude du Barreau Est-Ouest.

Le discours d est clair : nous défendons ce triangle de croissance Rennes-Nantes – Bordeaux – Lyon, celui qui devrait accueillir, en toute logique, une partie de la croissance démographique du pays et dont TRANSLINE en est l'outil structurant. Et par ce triangle passent les itinéraires Brest-Rennes-Nantes-Lyon-Turin, Caen-Rennes-Nantes-Bordeaux, La Rochelle-Lyon, et Bilbao-Bordeaux-Limoges-Lyon-Turin. Le discours est simple et a le mérite d'être partagé par tous les membres.

Tout cela nous conduit à répéter et à insister sur la demande qui et la nôtre depuis deux ans : demander les études exploratoires de ce barreau est-ouest, qui est le support de TRANSLINE. Cette demande devrait aller de soi, elle est légitime pour avoir une vision globale afin de réaliser de véritables économies : dans la conception des lignes à construire et dans la regénération de sections du réseau existant.

Au niveau national une grande part de ce qui pouvait être fait a été fait avec les courriers envoyés au Président Hollande, au Premier Ministre Ayrault, au Ministre des Transports, Frédéric Cuvillier et au Ministre de l'Ecologie Philippe Martin. Il reste à attirer les dernières collectivités de l'axe qui ne sont pas encore membres pour asseoir notre force.

D'où l'intérêt de s'ancrer dans le paysage européen afin que TRANSLINE apparaisse bien comme la partie française de la Via Atlantica, un des seuls axes est-ouest nécessaire au maillage du territoire européen. De notre côté, nos membres doivent bien comprendre que c'est une œuvre de longue haleine et que c'est notre union sans cesse renforcée qui permettra de donner la nécessaire et indispensable crédibilité pour la réussite de notre démarche.