Association - Débat

Pim de Roos interroge René SOUCHON sur l’articulation qu’il conçoit entre ses fonctions de Président d' et de Président d'une collectivité.

René Souchon répond qu'il n'y a pas confusion des genres mais cohérence. Il défend TRANSLINE dont le projet appartient à son programme d’élu ; une bonne illustration de cette cohérence se manifeste dans le débat public du POCL, actuellement en cours. Selon lui, il y a nécessité de renforcer le lobbying d', notamment en direction des pouvoirs publics et de la Ministre. Pour lui, la proposition, émise par le Bureau, d'adresser une lettre à la Ministre Nathalie-Kosciusko-Morizet, cosignée par l'ensemble des adhérents doit être réalisée dans le cadre d'une action impliquant tous les adhérents.

Toujours dans cet esprit d'amplifier le lobbying , le Président appelle les membres d' qui ne font pas partie du territoire directement impacté par le POCL, de rédiger un cahier d'acteurs pour que le scénario choisi tienne compte de l'ouverture vers l'ouest et notamment vers la façade atlantique.

Concernant le POCL, René Souchon est clair quant au financement : sans aide de l'Europe, il n'y aura pas de financement possible. Or, actuellement le POCL n'a pas de dimension européenne sauf avec le scénario Ouest-sud qui permet d'amorcer la Branche Centrale Européenne Bordeaux-Lyon.

René Souchon rappelle qu'il n'y aura pas un centime d'euro de la Région Auvergne si le choix final se porte sur le Médian, ou l'Ouest dans sa partie sud, sœur jumelle du Médian.

Bernard Lesterlin précise que le choix est vite fait entre un aménagement équilibré du territoire et un gain de 5 à 10 minutes entre Paris-Lyon et au-delà. Si à l'époque on avait raisonner A71 ET POCL, ce dernier serait déjà fait d'où la vision globale qui doit présider pour anticiper TRANSLINE. Il conseille de ne pas s'écharper sur des détails mais de se battre pour qu'il y ait un financement européen et pour lui, les élus qui se sont engagés à financer des infrastructures européennes ont mis le doigt dans l'engrenage.

Pour Olivier Bertrand, il est essentiel de s'associer aux Chambres d'Agriculture et de les consulter pour les corridors de transport. En second lieu, l'Europe doit, pour lui, toujours être présente dans des projets de cette ampleur. Tout le monde est d'accord pour dire qu’en l'état actuel, POCL n'a pas de dimension européenne et ne peut l'avoir que dans l'articulation avec TRANSLINE. En effet, aujourd'hui, LN1 assure déjà des liaisons européennes type Paris-Lausanne, Paris-Milan, etc... Le POCL n'apportera pas de nouvelles fonctionnalités autres que nord-sud contrairement à TRANSLINE permettant des liaisons européennes est-ouest type Milan-Turin-Bilbao, etc...

Michel Caniaux rappelle que la dimension européenne du POCL est contenue dans TRANSLINE avec la Branche Centrale Européenne, Bordeaux-Lyon, mais aussi avec la Branche Ouest qui, en se connectant aux ports de La Rochelle, de Nantes-St Nazaire, Lorient et Brest, donne à ces derniers le statut de « gateways » ou « portes d'entrée », du continent européen pour le fret en provenance des quatre coins du monde. Et, c'est bien Ouest-sud qui permet la réalisation de TRANSLINE. Cela veut dire, plus que jamais, que le POCL ne peut être pensé sans intégrer le Barreau Est-Ouest et que, une fois cette mise en cohérence réalisée, c'est le tracé « Ouest-sud » qui donne la dimension européenne au POCL sur sa section Lyon-Montluçon.

Jacques Rollin soutient qu'un phasage est possible. Par ailleurs, il souhaite la reprise de la gare de St-Germain des Fossés pour servir de gare « Porte d'Auvergne » en lieu et place d'une gare nouvelle sortie de terre et dont le coût est estimé à 90 M d'euros. Il réfute l’argument de RFF qui dit qu’il est impossible de concilier une gare d'orientation nord-sud avec le POCL.

Jean-Marc Miguet juge qu'il est impensable d'utiliser la ligne classique sur 150 km pour atteindre Clermont. Les incidents de circulation surviennent en très grande majorité sur les lignes classiques ce qui altère la régularité de la relation. Par ailleurs, il s'inquiète de rumeurs comme quoi l'opérateur souhaiterait, par souci de rentabilité, ne faire circuler ses TGV que sur les LGV, ce qui voudrait dire que Clermont ne serait desservie qu'à partir de correspondances TER mises en place au départ de Nevers...

Frédéric Brohan considère qu'à focaliser ainsi sur le POCL, on sort des statuts d' car il n'est d'aucune aide pour le fret, qui est une des raisons d'être de l'association.

Michel Caniaux lui indique qu’à la demande d’, une audition particulière sur le fret se tiendra à Lyon, dans le cadre du Débat Public.

Franck Tuffereau s'appuie sur le Perpignan-Figueras, de dimension européenne et apte au fret, pour montrer un exemple d'une bonne réussite en matière de conciliation des différents atouts d'un projet.

Pour Dominique Marquis, la mise en place des opérateurs ferroviaires de proximité (OFP) est une solution pour développer le trafic fret. Il n'y a pas lieu d'opposer les trafics fret et voyageurs.

Guillaume Bertrand propose qu'à l'audition du 13 décembre à Lyon sur le fret on se batte pour ce dernier.

Laure Déroche précise que le Grand Roanne est dans depuis le début pour favoriser un aménagement équilibré du territoire. Dans le débat public POCL, le choix du Grand Roanne a été de mettre en avant les fonctionnalités plutôt qu'un tracé, ce qui a d'ailleurs conduit, d'une manière quasi unanime, à rejeter les variantes Mâcon. La priorité est la desserte de Roanne par son intégration pleine et entière au projet. Cependant, le Grand Roanne reste attaché à TRANSLINE qui procurera des ouvertures supplémentaires à Roanne notamment vers Bordeaux et Nantes.

René Souchon met en garde : si on se trompe pour 2025, on se trompe pour le reste, TRANSLINE sera plus difficile à réaliser car le tronc commun avec POCL sera plus court. C'est ce qui explique d'ailleurs la différence de coût avec les autres scénarios.

Pour Jean-Michel Guerre, ces projets sont phasés dans le temps : 1ère phase POCL, 2ème phase TRANSLINE, et à la fin, les territoires concernés par ces projets ont un système de transport cohérent pour affronter les défis que l'avenir leur réserve.

Pim de Roos précise que le POCL est l'occasion pour de sortir du bois mais on doit monter en puissance. Là où il y a une volonté, il y a un chemin. L'Europe est une des meilleures alliées de TRANSLINE.

René Souchon précise que la nécessité première pour que TRANSLINE soit prise en considération au niveau européen, c'est que le SNIT l'intègre et soit voté.

Gilles Paillé confirme que Jean-Claude Denanot, président du conseil régional du Limousin, soutient publiquement TRANSLINE et le tracé « ouest-sud ».