Vichy Val d'Allier - Rapport d’activité du Président

« Depuis notre dernière Assemblée Générale statutaire de Nantes, l'actualité relative à notre projet TRANSLINE a été riche d'évènements et d'interventions.

« Rappelons que le grand projet TRANSLINE est constitué de plusieurs éléments que nous avons qualifiés de « branches », il y en a trois :

  • Branche Centrale européenne (BCE) : Lyon-Bordeaux, permettant d'atteindre la Péninsule ibérique occidentale,
  • Branche ouest qui se greffe sur la précédente vers les Pays de Loire et la Bretagne,
  • Branche Nord, également depuis la BCE mais vers Paris, à partir d'un point X à déterminer dans le Sud-Ouest de l'Allier.

« TRANSLINE n'est pas un projet supplémentaire qui viendrait s'ajouter aux autres, c'est la mise en cohérence de trois projets issus du Grenelle et inscrits au SNIT : le Poitiers-Limoges, le POCL et le Barreau Est-Ouest (Lyon-Bordeaux et Nantes-Quimper/Rennes-Brest), souhaitant, dans un souci de cohérence, prolonger ce dernier à Caen.

« Toutes ces branches sont intrinsèquement liés, puisqu'elles mutualisent du linéaire à construire et il est bien évident que si l'une « dérape », dans une direction divergente de l'ensemble, c'est la cohérence du projet du système, dans son entier, qui serait remise en cause.

« Nous sommes à mi-chemin de la phase active du Débat Public sur la LGV POCL Paris-Orléans-Clermont-Lyon, dont 200 kilomètres, environ, constituent, à partir de Lyon, du Sud vers le Nord, un maillon commun au Lyon-Clermont, au Lyon-Paris, au Lyon façade atlantique.

« Aura-t-il, dès le départ, une orientation quasi radiale (Sud-Est / Nord Ouest ou une orientation davantage méridienne Sud-Sud-Est / Ouest-Nord-Ouest, combinant POCL et Barreau Est-Ouest, conforme à TRANSLINE ? Là, est l'enjeu.

« Depuis l'A.G. de Nantes, du 26 novembre 2010, l'A.G. de Roanne du 7 juin 2011, puis le CA de Paris du 14 septembre, nous ont permis d'évoquer la tournure que prenait la préparation du Débat Public.

« Notre vigilance de tous les instants nous a fait détecter combien le tracé « Ouest-Sud » du POCL allait être pénalisé par la projection publique de tableaux de ratios en tous genres et fort contestables qui suggèreraient son élimination.

« Tout d'abord, la présentation de la carte générale du réseau et des projets à venir nous a conduits à alerter RFF sur la non conformité du tracé indiqué du Barreau Est-Ouest. Je n' insisterai pas sur le nombre de nos relances écrites et sur la saisine de Madame le Ministre KOSZIUSKO-MORIZET pour obtenir d'abord un tracé moins affirmatif et, enfin la projection au Débat Public du fuseau tel qu'il est défini par le « SNIT consolidé ». Encore faut-il que nos représentants en demandent, lors de chaque réunion, la projection qui n'est guère spontanée dans le déroulé de l'exposé officiel !

« Dans le même temps, s'est déroulée la bataille renouvelée sur les ratios projetés en séances publiques pour obtenir la reconnaissance de leur relativité mais ceci, jusqu'à la réunion suivante où tout est à refaire !

« Des erreurs, comme celle sur le temps de parcours Paris-Moulins,- qui n'était pas neutre -, ont dû être relevées, dénoncées oralement et par écrit, avant qu'elles ne soient corrigées, et encore de mauvaise grâce, par une coexistence, dans la même case, du chiffre erroné et du chiffre rectifié !

« Sur les services offerts à chaque ville, - et on comprend que les citoyens y soient très attentifs -, voilà que des chiffres absolus sont énoncés pour 2025, comme l'expression d'une vérité indiscutable (exemple 2 aller/retour Paris-Moulins avec le tracé Ouest Sud). Sur ce point encore, nos demandes de relativisation ont été entendues, enregistrées, mais sans effet sur le contenu des réunions suivantes. D'où des interventions renouvelées de nos représentants !

« La course à la performance entre les scénarios, procurant des gains de temps de 10 minutes, voire plus si le 360 km/h était utilisé sur le Médian, conduirait les opérateurs à privilégier l'itinéraire POCL au détriment de LN1 pour les relations Paris-Lyon et au-delà, d'où un report massif de trafic qui poserait problème pour satisfaire les dessertes de nos territoires vues dès lors comme des dessertes de seconde zone et étant traitées comme telles dans l'attribution des sillons.

« Enfin quand j'ai demandé et obtenu, en Comité de Pilotage du projet, la présentation d'un quatrième scenario, - le tracé « Ouest-Sud » - ce n'est pas moi qui ai tenu le crayon lorsqu'il a été mis en place sur les cartes et voilà que le crayon s'est égaré en pleine forêt de Tronçais et dans le vignoble de St Pourçain, comme si ces bavures découlaient naturellement de notre commande !

« L'indignation de participants au Débat en est quasi télécommandée !

« Je remercie ceux des représentants d' qui, de manière inlassable et quelquefois sous les huées de publics, amenés en autobus, ont posé et reposé les mêmes questions : les verbatim sont explicites sur leur travail et je les en félicite comme ceux qui, s'exprimant à titre individuel, ont fait valoir des arguments complémentaires à ceux de nos mandataires limités dans leur temps de parole.

« De même, je salue les interventions de tous les élus qui ont renforcé les dires de nos représentants, et je sais que certains adhérents institutionnels préparent des cahiers d'acteur.

« Bien évidemment, je me suis saisi de tous les points en question et j'ai dénoncé publiquement la manière dont s'était engagé ce Débat Public comme la malignité de certaines données exposées au public par RFF

« Ayant rendez-vous, le 23 novembre prochain à Paris, avec les Présidents de la CPDP, je vais, au cours de cette rencontre, les reprendre et y ajouter le manque de clarté concernant d'autres éléments dont des études menées par RFF à la demande de régions et dont les résultats sont contestés par les représentants de RFF qui en sont, eux-mêmes, les auteurs !


« Notre cahier d'acteur a été élaboré en plusieurs phases, à partir d'un document de base ; le CA a pu en délibérer et y apporter ses remarques, sa nouvelle rédaction a été soumise à nouvelle concertation, avant que je ne l'adresse, dans sa version définitive, à la Commission pour impression et diffusion.

« Rien n'est acquis, même certains points de passage qui sembleraient aujourd'hui faire consensus. Jouant des divisions perceptibles qu'elle entretient et provoque, la technostructure peut fort bien - elle l'a fait ailleurs - imposer, au dernier moment, son projet initial, que nous connaissons, au nom d'impératifs techniques, matériels ou financiers. Elle s'y adonnera d'autant plus qu'elle n'insiste pas, actuellement, sur son tracé favori qui est simplement cité mais non approfondi et ainsi épargné de critiques publiques. Un boulevard lui serait ouvert si elle percevait des écarts d'appréciation de toutes les parties prenantes, sur tel ou tel tracé.

« J'en appelle donc à l'unité de tous les adhérents d', les intérêts de chacun étant garantis par la cohésion de tous. Dans de telles circonstances et dans ce type d'enjeu, personne ne se prémunit isolément des autres.

« Sur d'autres secteurs géographiques de notre système TRANSLINE, nous avons largement progressé : l'adhésion de la Dordogne qui a suivi celle de la ville de Périgueux, vient d'être complétée par celle de la Communauté Urbaine de Bordeaux.

« Dans les attendus de sa délibération d'adhésion, le Grand Bordeaux fait état de son besoin d'une liaison rapide avec Lyon ce qui valide, de fait, le système TRANSLINE et le tracé Ouest-Sud que nous préconisons pour le POCL.

« Dans le même temps, à l'autre extrémité, Gérard COLLOMB, sénateur maire de Lyon, a appuyé, dans une interview d'une page du journal La Montagne, le tracé Ouest-Sud.

« Tout cela est très cohérent et positif.

« En Normandie, la communauté de Caen a finalisé son adhésion. Dans la continuité de ce qui a été acté au CA du 14 septembre, l'intégration de la section Rennes-Caen pourra se faire dans le groupe de travail RENAPOLI.

« Tout comme nous l'avons fait pour l'interconnexion Sud de Paris, un cahier d'acteur d' est en voie d'élaboration sur le projet Ligne Nouvelle Paris-Normandie, (LNPN) dont le débat public est concomitant à celui du POCL: tout ne peut être fait à la fois et notre équipe, qui a été soumise à une mobilisation prioritaire sur le POCL, vous fera parvenir, très bientôt, une version élaborée, pour concertation : n'hésitez pas à faire valoir vos remarques et suggestions : elles sont toujours les bienvenues comme vous pouvez le constater à travers l'évolution des textes initiaux.

« En Bretagne, les adhésions du Conseil Général d'Ille et Vilaine et de la Communauté d'agglo du Pays de Vannes ont été finalisées : notre réseau d'adhérents s'étoffe, tandis que les projets de branches LGV Nantes-Rennes/Quimper/Brest se précisent.

« En Poitou-Charentes : l'adhésion du Pays du Bocage bressuirais en 2012 qui est l’un des jalons de la section Nantes-Poitiers de TRANSLINE, capitale pour les liaisons Bretagne/Rennes-Nantes-Lyon et Caen/Bretagne-Rennes-Nantes-Bordeaux, vient étoffer cette section sur laquelle figure déjà en tant qu'adhérent, le Conseil Général du Maine et Loire, la CDA du Choletais et la CC de la Région de Chemillé.

« Vous le constatez, a été très réactive et a pu, selon un fonctionnement démocratique exemplaire, répondre à toutes les sollicitations, dans les délais impartis.

« Notre Délégué Général, Michel CANIAUX, va compléter mon propos. Je vous remercie de votre attention »

Michel CANIAUX relève que de nombreuses conférences de presse pour sensibiliser sur les enjeux du SNIT, la dernière en date ayant eu lieu à Bressuire dans les Deux-Sèvres.

La vie du groupe Limousin est toujours aussi active : ce groupe rassemblant des citoyens du Limousin se réunit régulièrement, le plus souvent à Limoges, mais aussi à Guéret. Il est très actif pour que le barreau Limoges-Poitiers enrichisse ses fonctionnalités, notamment celles concernant les TRIA (Trains Rapides Inter-Agglomérations) Limoges-Poitiers-Niort-La Rochelle et Limoges-Poitiers-Nantes/Rennes, malgré l'entêtement de la Technostructure à dire qu'il n'y a pas de potentiel suite à des enquêtes réalisées en gare de Limoges et non sur les routes, là où se trouve le potentiel.

La présence d' continue aux réunions de concertation du Poitiers-Limoges est l'occasion d'exprimer ce qui est contenu dans le point précédent.

Des cahiers d'acteur de nos membres hors périmètre débat public POCL sont en cours de rédaction.

Le lobbying européen est nécessaire pour faire progresser TRANSLINE : une lettre a été adressée à Sim Kallas, le Commissaire européen chargé des Transports tandis que la plaquette européenne est en cours de réalisation avec notamment la recherche de témoins des différents pays concernés.

Effectuant régulièrement des rencontres avec nos membres pour informer, échanger et intensifier le lobbying, Michel CANIAUX souligne que toutes les collectivités adhérentes, quelle que soir leur taille, sont utiles et ont un rôle à jouer : pour renforcer le lobbying global, pour se positionner sur le projet et pour nourrir leurs projets locaux.

Le rapport d'activités est approuvé à l'unanimité.