ALTRO - Discussion générale

René SOUCHON félicite tous ceux qui ont participé aux groupes de travail et donne la parole à leurs rapporteurs.

Michel CANIAUX intervient pour le groupe RENAPOLI

Pour donner plus de force aux actions d', les propositions suivantes seront faites à l'assemblée générale :

  • s'appuyer sur un dénominateur commun de la communication les axes de communication qui sont tous trouvés et qui s'articulent autour de :
    • la mise en cohérence des projets de LGV, TRANSLINE étant la mise en cohérence de 3 projets POCL, Poitiers-Limoges et BEO (Barreau est-ouest).
    • la solidarité des territoires,
    • l'ouverture aux autres régions,
    • l'introduction d'un ratio km/fonctionnalités.

  • Il est suggéré que lors d'une prochaine rencontre avec un Ministre concerné par TRANSLINE, le Président Souchon puisse être accompagné par une délégation représentative des territoires constituant (Bureau ?) pour un meilleur partage politique et l'affirmation du poids de l'association qui regroupe aujourd'hui 30 collectivités.

  • faire soutenir par tous les membres l'étude du BEO obtenue par le Président René Souchon auprès de NKM (consultation CA, constitution du comité de pilotage, etc..).

  • mobiliser l'ensemble des membres d' pour soutenir le tracé le plus adapté à un aménagement équilibré du territoire et à l'amorce de TRANSLINE vers Nantes, Rennes et Bordeaux. Réalisation de cahier d'acteurs par les collectivités membres.

  • élaborer une stratégie commune entre les 4 associations concernées par les projets impactant le débat POCL.

  • travailler sur l'articulation de Rennes-Nantes avec . Appuyer sur la différence entre un Rennes-Nantes pris isolément et un Rennes-Nantes comme une section d'un projet plus vaste et plus ambitieux.

  • développer un discours commun sur chacun des territoires.

  • intégrer le fret qui va s'inviter dans le débat POCL, la partie orientale de ce projet étant commune avec le BEO.

Prochaine réunion à Rennes en septembre.

Ludovic FOUCHE rend compte des travaux du groupe Branche Centrale Européenne-POCL, qui ont eu pour base la projection d’un ppt commenté par Bertrand SALVAT.

La complémentarité intime entre POCL, selon la version Ouest-Sud, et le Lyon –Façade atlantique en est ressortie.

L’importance du bassin stéphanois rejoignant la LGV POCL à Roanne est un des éléments déterminants de son tracé comme l’ont souligné les représentants de Roanne. L’encombrement de la ligne St Etienne-Lyon devra bien être résolu un jour ; solution passe par un écrêtement du trafic actuel de la vallée du Gier grâce à la ligne du Nord via Roanne.

L’électrification de St Etienne-Roanne est prévue et s’accorde avec une jonction ultérieure avec le POCL.

Le « Nœud Ferroviaire Lyonnais » va être amélioré mais il ne résoudra pas le report modal à envisager selon le Grenelle.

C’est pourquoi les membres du groupe souhaiteraient que St Etienne prenne position en tant qu’entité particulière lors du Débat du POCL (les motions communes ont leur intérêt mais elles noient les problèmes ponctuels très concrets).

Au niveau de Moulins, sa présentation en cul de sac par RFF (selon le tracé Ouest-Sud) est intolérable et pénalisante pour ce tracé. De même pour Montluçon les arrivées en cul de sac détermineront des services qui ne satisferont pas la clientèle (retour dans la demi-heure ou l’heure qui suit).

Pour Châteauroux, le gain de temps de parcours, depuis Paris, est minime, a-t-on fait observer.

La question des périmètres des populations à prendre en compte a trouvé sa réponse : un rayon de 50 kms (zone de chalandise selon SNCF)

L’effet réseau est minimisé parfois dans les ratios de RFF et les chiffres de la SNCF concernant la fréquentation des lignes actuelles sont peu fiables parce que présentés de façon confuse (notion de voyage parfois aller simple, parfois AR).

Des questions techniques relatives au seuil de rentabilité (coefficient de remplissage autour de 320 voyageurs pour un Clermont-Paris) d’une rame TGV, des rames en Unités multiples, du temps d’accrochage-décrochage en gare intermédiaire (12 minutes selon SNCF, 8’ en réalité)

Tout dépendra des services offerts par les opérateurs : un AR à la demi- journée avec Lyon et avec Paris, voilà le critère qui intéresse toutes les villes de nos régions.

A propos du POCL, la SNCF n’est que moyennement intéressée par Lyon, mais beaucoup plus par l’au-delà lyonnais (Italie, Nice et Montpellier, Barcelone).

L’idée d’un contrat de services avec les opérateurs en liaison avec le choix d’un tracé, serait à creuser ; par exemple, Nevers trouverait un intérêt pour le tracé Ouest-Sud si les services étaient précisés.

La prochaine réunion aura lieu à Guéret.

René SOUCHON, tout en remerciant les rapporteurs, se félicite de la qualité des analyses qui ressortent des deux commissions comme de leurs suggestions qu’il faudra intégrer dans le cheminement de la politique d’.

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Le Président ouvre la discussion à laquelle participent une très large majorité des présents : les idées principales qui se sont dégagées sont les suivantes.

Le projet POCL est présenté parfois de façon inquiétante tant il transparaît une bémol sur le tracé Ouest-Sud : beaucoup s’interrogent sur la justesse des chiffres et se demandent quels en seront les effets psychologiques sur un public qui les découvrira lors des réunions du Débat Public.

Les modèles peuvent aboutir au résultat chiffré recherché ; des études sont menées par des collectivités ; il est important que leurs résultats soient confrontés à ceux de RFF.

Des éléments d’« information » tels que les temps de parcours sont jetés en pâture et seront pris au premier degré alors qu’ils correspondent tous « sauf un » à des parcours sans arrêt intermédiaire à partir de Paris (qui n’existeront jamais en tant que tels) et aboutissent pour la plupart à des Gares Nouvelles qui sont localisées à 20/30 kilomètres de la ville centre dont elles portent le nom : il y aura, là, une illusion aux yeux d’un certain nombre de participants aux réunions du Débat Public.

Le bilan des gares nouvelles est loin d’être toujours positif tant au niveau de leur fréquentation (-30% par rapport aux attentes, parfois davantage) comme des promesses que l’on croyait en tirer en zones d’activités alentour : les élus souhaitent que, sans les bannir absolument, le projet y ait recours moins systématiquement et privilégie la desserte des gares centre par de courtes antennes.

Christian AVOCAT, évoquait, le matin en groupe de travail, cette vision « méridienne » qui préside au projet alors qu’elle devrait se conjuguer avec une vision transversale donnant lieu à des étoiles ferroviaires aux points d’intersection. Des représentants de la Loire et de Roanne, s’inscrivant dans le même raisonnement, rappellent leur implication dans cette originalité du projet TRANSLINE, débouchant sur une « vision réseau » dont les effets induits semblent chichement évalués, voire ignorés par RFF en ce qui concerne le tracé Ouest-Sud.

Un représentant du conseil général de la Loire fait ressortir combien les projets sont évalués, parfois, à échelle trop locale au détriment de toute communauté d’intérêts : à cet égard, la LGV POCL, en passant par Roanne, induit des effets positifs tout autour d’elle et bien au-delà du grand bassin de Roanne, jusqu’à St Etienne.

Bernard JAYOL rappelle l’histoire ferroviaire du St Etienne-Paris qui passait par Roanne... de l’origine jusqu’à la fin des années 60... La possible liaison ferroviaire avec l’aéroport de Lyon St Exupéry via le contournement « Est » de Lyon constituerait une avancée certaine et décongestionnerait les axes routiers via St Etienne ou via Lyon.

Julien NORE reprend, au nom des acteurs économiques, le concept du « facteur temps » qui renforce la pertinence du TGV dont le principe est parfois remis en cause : « gagner en vitesse, c’est gagner en efficacité économique ».

Et en attendant l’ouverture effective de la LGV (2025) ? C’est la question posée, notamment par un élu roannais et Jacques ROLLIN, de l’électrification du St Germain des Fossés-Roanne (non inscrite au plan rail) et à l’amélioration des Trains d’Equilibre du Territoire en direction de l’Ouest : ces mesures permettraient d’éviter une faillite locale du transport ferroviaire face aux autoroutes et de conserver au réseau une certaine fréquentation qui serait relancée au contact de la LGV avec l’objectif des dessertes fines du territoire.

René SOUCHON fait état du travail des régions, notamment le plan rail auvergnat qui se propose de remettre à niveau le réseau traditionnel qui sera complémentaire de la future LGV. Par exemple, la Ligne Le Puy-St Etienne prolongera jusqu’au cœur du Massif Central l’effet TGV perçu à Roanne et répercuté jusqu’à St Etienne.

Olivier BERTRAND déplore que « la LGV Paris-Lyon » soit comprise par la SNCF comme une ligne « Paris-Milan ou Paris-Barcelone par Lyon », négligeant les régions intermédiaires traversées.

Dans le même registre, Pierre DELUDET fait observer que Montluçon est écartée du programme des réunions du Débat Public. Il en est de même à l’encontre de St Etienne.

Si le programme n’évolue pas dans les prochaines semaines, en fera la remarque écrite auprès de la Commission du Débat Public et insistera pour leur inscription.

Olivier BERTRAND comme Guillaume BERTRAND font valoir que la Creuse, non comprise officiellement dans le périmètre du POCL, est, en grande partie, dans l’aire économique du « bassin de vie » de Montluçon : la parole devrait être donnée aux creusois.

La même réponse leur est apportée.

Jacques ROLLIN insiste pour que la triple fonctionnalité du POCL tracé Ouest-Sud (Lyon-Paris, Lyon-Bordeaux/Nantes par Limoges et Lyon-Clermont) soit bien mise en valeur dans les écrits et interventions d’.

Ludovic FOUCHE souhaite qu’il y ait un contrat de travaux (antennes) et de dessertes (services) lié au tracé retenu définitivement.

Selon Olivier BERTRAND, RTE-T s’apprêterait à publier un schéma actualisé des grands corridors européens : la carte de RFF matérialisant le barreau « est ouest » pourrait entraîner quelques dommages à l’encontre de l’ensemble du projet TRANSLINE.

René SOUCHON a déjà alerté par courrier (redoublé) le Président de RFF : il donne une lecture sommaire de la pré-rédaction de la lettre qu’il adressera à Nathalie KOSZIUSKO-MORIZET si RFF persiste à demeurer silencieux.