AG ordinaire - Rapport d’activité à mi-étape du Président

« Chers Amis,

« Depuis notre assemblée Générale du 26 novembre dernier à Nantes, quel a été l’état d’avancement de notre démarche ?

« Quatre éléments majeurs ont ponctué ces six derniers mois.

« Nous avons suivi avec vigilance l’évolution du SNIT suite au premier schéma diffusé pendant l’été et sur lequel nous avions réagi.

« Une nouvelle version dite « consolidée » nous est parvenue, fin janvier, qui nous a donné, en partie, satisfaction.

« En effet, le faisceau du Barreau Est-Ouest a englobé, enfin, la LGV Poitiers-Limoges.

« Si cette modification n’est pas neutre, il demeure que le champ géographique, encore couvert sur la carte pour ce BEO, est bien vaste d’où notre contribution nouvelle en vue d’une précision affinée du fuseau qui prenne en compte les deux transversalités (Lyon-Bordeaux et Lyon-Nantes-Bretagne en tronc commun jusqu’à Limoges ).

« Notre nouvelle contribution a fait l’objet d’une consultation du Conseil d’Administration et je tiens à remercier chacun pour les réponses et les suggestions qui nous sont parvenues.

« Cependant, RFF persiste dans le figuré du Barreau Est Ouest sous la forme d’une flèche qui porte une ambigüité car elle est lue comme un tracé.

« Questionnés, les services de Réseau Ferré de France répondent, oralement - et c’est bien là que réside la difficulté -, que cette flèche ne serait qu’indicative et constituerait simplement "un rappel de la future réalisation de l’ouvrage".

« A deux reprises nous avons demandé, par écrit, au Président DU MESNIL de bien vouloir faire opérer la correction qui s’impose afin que la carte publiée soit conforme à la Loi Grenelle. Sans réponse, à ce jour.

« Face à cette fin de non recevoir, nous nous disposons à saisir Nathalie KOSCZIUSKO-MORIZET et Thierry MARIANI, ministres de tutelle : un organisme d’Etat ne peut persévérer dans la diffusion permanente, via internet, d’une carte donnant dans l’approximation et donc une forme de désinformation.

« La question est d’autant plus préoccupante que cette carte sera vraisemblablement projetée lors de chaque séance du Débat Public sur le POCL, d’où l’urgence à y remédier.

« Autre sujet d‘inquiétude et d’intervention : RFF considère que le Barreau Est-Ouest ne sera pas réalisé en 2025 et qu’en conséquence ses effets induits sur le POCL ne sont pas à prendre en compte.

« Autant dire que les statistiques qui sont d’ores et déjà présentées sur les trafics envisagés, les retours sur investissements et la valeur ajoutée des différents tracés du POCL sont faussées. Elles discriminent gravement le tracé Ouest-Sud, en regard de celles qui sont avancées pour les autres tracés au contact de LGV déjà existantes et en voie de réalisation à cette date.

« Nous ne pouvons laisser le Débat Public s’engager selon une telle présentation.

« Lors d’une récente audience, j’ai donc demandé à Madame KOSZIUSKO-MORIZET de bien vouloir lancer une étude sur le Barreau Est-Ouest selon un cahier des charges que nous avons suggéré : elle en a admis le principe et l’Etat prendra cette étude à sa charge.

« Sur le plan de la mobilisation citoyenne, la Région Auvergne a organisé, le 25 février dernier, à la Halle d’Auvergne, un grand Colloque qui a réuni plus de 600 participants autour d’élus, de responsables économiques et des plus hauts responsables Administratifs qui ont abordé, sous des angles divers, l’intérêt du POCL dans sa version Ouest-Sud tant elle est riche de fonctionnalités à partir de Lyon :

  • vers Paris mais aussi
  • vers Bordeaux et l’Espagne,
  • vers la façade atlantique ( La Rochelle Nantes ),
  • vers la Bretagne ( Rennes, Brest et Quimper ),
  • vers Clermont Ferrand, bien sûr.

« Ce large consensus, souligné par la presse marque une bonne appropriation de notre projet.

« D’autres réunions d’information se sont tenues tant dans la région Auvergne que dans l’Ouest qui ont contribué à populariser le système TRANSLINE.

« Il n’y a pas eu de réunions importantes auxquelles nos représentants n’aient participé et ne soient intervenus.

« A l’appui de ces manifestations, notre bulletin Transport 2020 n°21, les communiqués de presse et les informations publiées sur notre site, qui a été rénové comme vous avez pu le constater, ont fixé, par écrit, les étapes de notre réflexion.

« Les éléments diffusés sont précis, variés et contribuent à la crédibilité d’.

« Ils résultent d’un travail en continu.

« Nous avons accueilli de nouveaux membres : c’est la preuve de notre vitalité.

« Nos finances sont gérées avec soin, vous le constaterez tout à l’heure.

« Nous avons franchi déjà beaucoup d’étapes et nous sommes en capacité pour les prochaines.

« Notre Délégué Général, Michel CANIAUX, va compléter mon propos. »

Michel CANIAUX intervient.

« Colloque intermodes, lancement du Boulevard de l'Europe (en février)

« C'est la première fois que TRANSLINE était présentée devant un parterre européen. Cette présentation s'inscrivait dans le thème de l'accessibilité des territoires. La notion de Boulevard de l'Europe, de Lisbonne à Budapest, a été largement partagée, d’où l’initative d'éditer une plaquette européenne pour étendre le lobby au continent.

« Cet axe intègre la partie Lyon-Montluçon du POCL et permet de lui donner une dimension européenne selon les critères de la commission à savoir relier deux grands ensembles européens. Le POCL n'apporte, en effet, aucune fonctionnalité européenne supplémentaire, la LN1 assurant déjà des Paris-Milan, Paris-Genève , Bruxelles-Lyon, etc... Vu de Bruxelles, le POCL, tel qu'il est configuré actuellement, répond à un problème d'exploitation.

« Tentative de recherche du consensus autour de ouest-sud pour faciliter le futur débat public

« Partant du fait :

  • qu'aucun des 4 scénarios ne va satisfaire tout le monde,
  • qu'il y aura des adversaires à tout projet de LGV,
  • qu'il faut renforcer le ouest-sud comme axe structurant d'un nouveau territoire solidaire à créer et dont la force pourra rendre un peu plus autonome du Paris-Lyon la desserte de nos territoires,
  • que ce sont seulement les agglomérations de Nevers et de Moulins qui peuvent se sentir isolées dans un ouest-sud tel qu'il est présenté par RFF :
    • temps sans arrêt affiché de 2h05, alors qu'un Paris-Moulins sans arrêt s'établirait à 1h40
    • véritable provocation de faire de Moulins un cul de sac alors qu'un simple raccordement, plus au sud de Moulins entre ligne classique et LGV permettraient aux TAGV de continuer sur Lyon, offrant des relations Paris-Lyon comportant 3 missions :
      • radiale Paris-Bourges-Nevers-Moulins
      • inter agglomération : Nevers-Moulins-Roanne-Lyon
      • relation Paris-Lyon en 3 heures pouvant être vendue à prix cassé par un opérateur.
    • Nevers et Moulins pourraient alors être desservis par 8 allers-retours contre respectivement 4 et 2.

« Les chiffres sont à relativiser, notamment sur le coût : si le ouest-sud coûte 14 mds, c'est parce qu'il amorce le barreau est-ouest sur une soixantaine de kilomètres. Ramenés au même linéaire nécessaire pour cette amorce, les autres scénarios atteindraient aussi 14 mds.

« Dès juillet 2010, lors de la réunion de Clermont-Ferrand avec le Préfet, avait fait publiquement ces remarques sans qu'elles soient prises en compte par RFF...

« Il y a eu une rencontre avec le DGS de l'agglomération de Nevers (ADN) : s'il insiste sur le passage via Nevers, c'est pour, compte-tenu de l'incertitude entourant les dessertes, s'assurer un nombre d'arrêts conséquents (7), garanti, selon eux, par une proximité avec la LGV.

« Participation aux présentations BGV

« Même si l'actualité Massif Central est très importante avec le POCL, est présente sur l'Arc atlantique en assistant notamment aux présentations de l'étude réalisées par les agences d'urbanisme bretonnes sur BGV (Bretagne à Grande Vitesse).

« Mise sur orbite de BGV phase 2 avec les projets Rennes-Nantes/Quimper et Rennes-Brest, prolongation de TRANSLINE en Bretagne.

«  a participé à la restitution de l'étude BGV réalisée par les agences d'urbanisme bretonnes.

« Par ailleurs, RFF a réévalué la rentabilité de la LGV Bretagne Pays de la Loire ce qui a conduit à réduire la part concernant le financement des collectivités comme celle de Rennes Métropole qui a vu sa participation se réduire de 100 à 40 millions d'euros.

« Rencontres avec FNE (France Nature Environnement) et EELV

« Si des objectifs sont partagés comme la nécessité du report modal et la priorité à donner à l'aménagement équilibré du territoire, les moyens d'y arriver divergent.

«  soutient que, pour réussir le report modal, le rail doit être très performant sur sa partie pour compenser les inévitables parcours d'approche et offrir un temps global compétitif par rapport au transport individuel, c'est à dire au moins égal.

« FNE et EELV devraient être des alliés naturels de nos projets. Or, l'opposition des transports du quotidien aux transports grandes et moyennes distances n'est pas judicieuse. Cependant, pourra se retrouver avec ceux qui seront tentés par l'approche aménagement équilibré du territoire incarnée par ouest-sud.

« FNE va proposer des sections de ligne nouvelle. »

René SOUCHON donne la parole au Trésorier pour évoquer le point suivant de l’ordre du jour.