Association - Discussion générale

Le Président René SOUCHON remercie les rapporteurs et ouvre la discussion aux membres de l’Assemblée tout en indiquant que les mémoires déposés par (POCL et Barreau Est-Ouest) approuvés par le Conseil d’Administration pourront toujours être enrichis de nouveaux éléments à prendre en compte.

Maurice JEANNEAU insiste, pour sa part, sur la solidarité que le projet TRANSLINE établit et renforce entre toutes les régions qu’il concerne : il estime qu’il peut remédier aux déséquilibres démographiques constatés ; enfin, l’ouverture de Lyon vers l’Ouest, par voie directe, lui apparaît indispensable.

Ronan VIEL rappelle qu’ a fait procéder à des pré-études fonctionnelles qui ont conclu à la pertinence du projet : il souhaite qu’il en soit fait plus souvent rappel ainsi qu’une plus large exploitation des données qui en étaient résultées.

Jean-Claude BECHADE relève l’intérêt des liaisons entre Bordeaux, Nantes, /Paris/ et Lyon à travers le système TRANSLINE : le mémoire sur le BEO les met bien en valeur.

Gérard FRANC, vice-président, demande qu’il soit dit et redit, en tant que de besoin, que TRANSLINE est un axe européen au contraire de beaucoup d’autres projets : il est éligible aux fonds européens.

A ce propos, Michel CANIAUX souligne que c'est la Branche Centrale Européenne qui donnera la dimension européenne à l'ensemble du système TRANSLINE et donc au POCL.

Olivier BERTRAND souligne que le raccordement TRANSLINE-POCL se faisant à hauteur de Montluçon profite à Limoges qui ne serait pas un cul de sac.

Alain DENIZOT apprécie que Montluçon retrouve une fonction d’étoile mais le département est ainsi fait qu’il y a trois villes mal positionnées aux trois extrémités du département et formant un triangle. Toutes les trois doivent profiter de la LGV. Le Lyon-Nantes, tel qu’il subsiste, est à l’état d’abandon.

René SOUCHON ajoute qu’il convient de déterminer effectivement le niveau pertinent de raccordement des deux axes susceptible d’offrir des gains de temps pour toute les villes de l’Allier.

Il récuse le tracé Est qui est aux antipodes de l’Aménagement du Territoire et indique qu’il a fait inscrire le tracé OUEST-SUD qui offre des opportunités au maximum des collectivités étant entendu qu’il faudra réfléchir et proposer tous les aménagements qui permettront des gains de temps pour chacune des agglomérations concernées.

Bertrand SALVAT rappelle que nous avons indiqué dans notre mémoire au Préfet que les antennes ou barreaux devaient être construits de façon concomitante avec l’ouvrage principal.

Olivier BERTRAND rappelle que, dans le cadre européen, la logique voudrait que toutes les régions soient desservies par des LGV et souligne que les petites lignes ferroviaires ne pourront se maintenir sans les colonnes vertébrales que constituent ces LGV : leur complémentarité est évidente et il y a erreur à les opposer comme le font les détracteurs des LGV.

Xavier RHONE fait état de la conclusion du projet LGV Le Mans-Rennes et Pays de la Loire. Trois chantiers sont ouverts : le Poitiers-Limoges, le POCL et l’Interconnexion Sud de Paris. La modernisation des lignes existantes concerne celles de Nantes-Angers et Bourges-Saincaize. La logique d’exploitation du réseau passe par le cadencement et l’ouverture au fret ferroviaire sachant qu’environ 25 % du tonnage sera assumé par de nouvelles entreprises ferroviaires.

A la question de Ronan VIEL touchant à la nature de l’infrastructure du Rennes-Nantes, Xavier RHONE rappelle l’existence légale du barreau Est-Ouest et précise que Nantes-Rennes appartient au barreau Est-Ouest : il ajoute qu’elle devra desservir l’aéroport de ND des Landes.

René SOUCHON demande qu’ soit associée aux réflexions touchant à ce secteur géographique ; il lui est répondu que l’association serait intégrée dans les ateliers thématiques.

Thierry BENOIT fait observer que son secteur n’est plus desservi par le fer et souhaite qu’il y ait une certaine cohérence sur le plan national afin qu’aucune région ne soit ainsi délaissée.

Camille BOURRON pose la question du financement des infrastructures routières et ferroviaires : qui assurera le financement des travaux ferroviaires de Poitiers - La Rochelle ? L’aménagement des « bouts de ligne » ne sera-t-il pas à la charge des collectivités locales ?

Thierry BENOIT indique l’ouverture à la concurrence et le développement des Partenariats Public-Privé qui vont modifier la donne.

Maurice JEANNEAU insiste sur l’intérêt des ports de l’Atlantique par rapport à ceux du Nord de l’Europe qui arrivent à saturation : c’est une donnée à prendre en compte et à rappeler sans cesse dans nos documents.