Rennes - Compte-rendu des groupes de travail qui se sont tenus le matin

Le groupe fret

Le groune s’est penché sur les difficultés administratives comme financières qu’engendre aujourd’hui l’organisation du transport du fret par le mode ferroviaire.

Le manque de réactivité de l’opérateur pour répondre à des besoins immédiats est un handicap. La réservation des sillons impose bien des démarches valant engagement du demandeur sans qu’il ait la garantie d’une satisfaction globale de sa demande. Le mode de calcul des redevances à RFF (par sections non sécables) qui varient sur une échelle de 1 à 30 selon les voies empruntées et les horaires du convoi 2€/T km sur voie normale 0,06€/T km sur voie peu fréquentée, mais 8,5€ sur LGV : voilà bien des contraintes auxquelles échappe le camion qui n’est soumis à aucun péage sur le réseau départemental et qui peut être requis dans l’heure pour aller quérir son chargement pour le transporter à destination!

Les sections de lignes qui en constituent l’extrémité posent la question des relations entre l’opérateur principal qui n’assurera plus leur desserte et les futurs « Opérateurs de Proximité » confrontés à des difficultés financières considérables : achat ou location d’engins de traction s’ils le peuvent financièrement ou s’ils en trouvent de disponibles, opération de groupage des « wagons isolés » que prendra en charge, sous forme de « trains complets », l’opérateur principal qui, lui, réalisera des bénéfices d’un grand triage à un autre.

Une question ressort du débat : le Tours-Bordeaux répondra-t-il aux normes TRANSLINE pour le fret ? Il convient de s’en assurer.

Le groupe RENAPOLI (Rennes-Nantes-Poitiers-Limoges)

Le groupe s’est penché sur la branche Ouest de TRANSLINE. L’objectif à long terme du groupe, à savoir anticiper la mise en service du Poitiers-Limoges considéré comme la première phase de TRANSLINE, a donné lieu à débats. Le groupe devra répondre aux questions suivantes : que va produire le rapprochement temporel de Nantes, Rennes, Angers/Cholet, La Rochelle avec Poitiers et Limoges ? Quelle création de valeur ? Quel type de service entre ces villes ? Quel type de fret empruntera TRANSLINE et donc le Poitiers-Limoges ? etc. L’idée est d’échapper aux modèles traditionnels pour lancer une nouvelle dynamique génératrice d’échanges entre les collectivités nouvellement mises en relation.

La mise en service du Poitiers-Limoges va entraîner une accélération des relations à travers tout le Grand-Ouest : quels bénéfices en tirer ? L’idée des relations directes est indissociable de la qualité du service ferroviaire sachant que la correspondance « tue » le transport ferroviaire.

Il convient de renforcer les plates-formes logistiques de l’itinéraire en s’appuyant sur le schéma régional des plates-formes logistiques (Pays de Loire).

Il faut populariser des critères de bon sens dans l’opinion publique, revenir aux fondamentaux de la transversalité.

Puis, le groupe a convenu que la priorité du moment était constituée par l’urgence à construire un argumentaire afin que le barreau est-ouest trouve sa définition dans l’itinéraire porté par TRANSLINE et figure ainsi au SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport).

La construction de l’argumentaire sera le thème central de la prochaine réunion et, une fois construit, cet argumentaire sera soumis à l’appréciation de l’ensemble des membres afin qu’il puisse être porté par l’AG de Montluçon pour finalement marquer les décisions finales concernant le SNIT.

La date du 11 septembre est retenue pour une nouvelle réunion de ce groupe.