Poitiers - Rapport d’activités

Février : rencontre avec Frédéric Neveu, Conseiller technique du Secrétaire d’Etat aux Transports. Après le ciadt 2003 qui vient de se tenir, l’Etat ne peut pas décemment s’engager sur de nouveaux projets pour 2004. En revanche, réaliser l’étude est une bonne idée car le projet reposera sur un dossier qui lui apportera crédibilité et légitimité, tandis que l’Etat, au vu des résultats, pourra alors s’engager (2005/2006).

Mars : réunion des collectivités du tronçon central à l’initiative de l’Agence d’Urbanisme de Clermont-Ferrand, Clermont Métropole, véritable moteur grâce à son Président Serge Godard et son Directeur Claude Schwartzmann.

Adhésions :

  • Janvier : rencontre avec Eric Fournié, Vice-Président du Conseil Régional Rhône-Alpes qui lance le processus d’adhésion et envisage d’apporter une contribution financière à l’étude, réalisant combien cette région est concernée par la TAA. Les élections régionales ont hissé au pouvoir un nouvel exécutif qui, déjà favorable au projet lorsqu’il était dans l’opposition, continue un processus qui devrait aboutir prochainement.

  • Mai : présentation d’ et du projet TAA/Réseau Armorique à la Commission prospective de Rennes Métropole en vue d’une adhésion soutenue activement et avec conviction par Jean Normand. La Commission prospective puis le Bureau ont voté favorablement. D’après nos informations, le sujet aurait été retiré de l’ordre du jour la veille de son passage au conseil communautaire qui devait décider en juin. N’ayant pas eu de réponse officielle, nous espérons que le processus est toujours en cours, et nous renouvelons notre confiance à Jean Normand. Le blocage reposerait sur un cas classique d’opposition de projets aux échelles temps différentes : TGV Bretagne et TAA/Réseau Armorique.

  • Bretagne : à l’occasion du 10è anniversaire de l’Institut de Locarn, rencontre et échanges avec Jean-Yves Le Drian, Président du Conseil Régional de Bretagne qui, intéressé par la démarche, me demande de prendre rendez-vous avec lui via son Cabinet. Aujourd’hui, un mois après cette rencontre, et après des dizaines de coups de téléphone à son Cabinet, toujours pas de rendez-vous. Quelle signification donner à cet inquiétant délai... d’autant plus que, concernant l’étude, les collectivités bretonnes se tournent vers le Conseil Régional, attendant de lui qu’il joue son rôle de fédérateur.

  • Vannes : depuis trois ans l’adhésion est à l’étude. Après trois mots échangés, également à Locarn, avec François Goulard, Secrétaire d’Etat aux Transports, mais aussi maire de Vannes, celui-ci m’assure que la proposition d’adhésion devrait prochainement passer au Bureau de la CDA. A suivre.

  • Brive : la communauté d’agglomération suit régulièrement nos travaux et, aujourd’hui, elle est représentée par Monsieur Gaston Belleville. Les choses évoluent bien et rapidement, l’officialisation de cette adhésion devrait avoir lieu très prochainement sans qu’il y ait la moindre ambiguïté.

  • La Communauté d’agglomération Périgourdine (CAP) considère la ligne traditionnelle du Bordeaux-Brive-Lyon comme l’unique voie pour aller vers l’est sans avoir encore réussi à voir comment profiter et s’inscrire dans les ouvertures permises par la TAA Ainsi, aujourd’hui, la Ville de Périgueux est prisonnière d’un axe nord-sud, faute d’infrastructures la libérant de ce seul axe.
    La CAP argue du fait qu’elle n’est pas située sur le tracé et qu’elle ne peut donc pas adhérer. Or, qu’est-ce qui est le mieux ? Etre sur un axe moribond (Périgueux-Clermont : 4h30 au moment où l’autoroute reliera ces deux villes en 2h15) plutôt qu’être rattachée à un réseau qui implique gains de temps, plus grande sécurité, confort, et bonnes offres commerciales (1h45 pour Périgueux-Clermont dans le système TAA). Les habitants n’auront pas d’autres alternatives que de prendre leur voiture ou les cars qui emprunteront l’autoroute. Toujours est-il que, d’après nos informations, la CAP a repoussé, pour l’instant, l’adhésion à sans avoir pour autant un projet alternatif. Cependant, n’ayant reçu aucun courrier officiel, nous supposons, comme pour Rennes-Métropole, que le processus est toujours en cours et que le débat se poursuivra entraînant des évolutions.

  • Grandes difficultés avec un Conseil Général muet : le Conseil Général de Charente-Maritime. En janvier dernier, le chef du service concerné, ainsi que sa collaboratrice, avaient été rencontrés. Encore une fois, il y a de quoi s’interroger sur le fonctionnement de cette collectivité qui, sollicitée depuis trois ans pour une adhésion, ne nous a jamais envoyé le moindre courrier pour exprimer son avis...C’est un cas quasi-unique de la part d’une collectivité éminemment concernée par le projet. Il y a un problème de fonctionnement démocratique d’autant plus que tous les conseillers généraux ont reçu une invitation à participer à cette assemblée avec un petit dossier. Quelques-uns se sont excusés de ne pouvoir y assister, un grand nombre s’est contenté d’ envoyer le dossier au service transports qui a ainsi croulé sous les dossiers TAA. Comment un département, qui se targue d’être le deuxième département touristique de France, peut-il se désintéresser de son accessibilité future ?

  • Tout aussi muet, le Conseil Général du Finistère, malgré les réponses qu’ apporte à son grand besoin de désenclavement.

  • Nouvelles adhésions depuis la dernière assemblée : Conseil Régional des Pays de la Loire, Communautés d’agglomération d’Angoulème, du Choletais, de Roanne, et communauté de communes de Parthenay. Bienvenus !

Il y a un décalage entre les collectivités déjà engagées et prêtes à aller plus loin, celles qui continuent de s’interroger et celles qui se disent indifférentes bien que situées au centre du système...

  • 28 juin : audition par le RTA (Réseau transatlantique) de sur les solutions fret ferroviaire proposées. Présentation du corridor ferroviaire européen V Lisbonne-Kiev défini par l’UE. La proposition est faite aux Régions de l’Arc Atlantique et aux régions centrales de s’approprier cet axe. La réflexion TAA s’étend « à l’étranger » ! Suite à cette présentation et à des contacts pris ultérieurement, les Espagnols trouvent dans la TAA une raison d’espérer pour l’écoulement de leur fret en Europe.

  • Sollicitation financière des collectivités concernées par la TAA et ses déclinaisons interrégionales pour l’étude prospective TAA/réseaux interrégionaux décidée lors de l’assemblée générale 2003.(point fait dans une partie suivante de l’ordre du jour).

  • est également membre participatif du comité technique de l’Association des villes européennes de la Grande Vitesse présidée par Jacques Santrot.

  • une rencontre avec la CCI et le Port de La Rochelle a permis à ces derniers d’exprimer le souhait d’avoir un rôle moteur en Poitou-Charentes en s’impliquant fortement dans la démarche.

  • emploi de deux stagiaires :
    • Josselin Dupont pour Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire.
    • Daniel Santos pour Aquitaine et Espagne.


Le rapport d’activités est approuvé à l’unanimité