ALTRO - Assemblée Générale

Le Président ouvre la séance en remerciant Jacques Santrot qui accueille dans la médiathèque François Mitterrand de Poitiers pour la troisième fois consécutive l’AG d’, et tous ceux qui ont fait le déplacement. Beaucoup d’excusés, dont la plupart ont été rebutés par le déplacement chronophage, ce qui justifie une fois de plus la TAA. Il se félicite de la présence de collectivités venues en observatrices afin d’en savoir plus sur la démarche et tâter le pouls de la dynamique : c’est en confrontant les points de vue que l’on fait avancer l’ensemble. Il lit une lettre du Conseil Régional du Limousin expliquant pourquoi ce dernier n’a pas voulu assister à l’assemblée générale de cette année :

Monsieur le Président,

J’ai bien reçu votre courrier nous invitant à l’Assemblée Générale d’, vendredi 8 octobre prochain, et vous en remercie.

La région Limousin sera absente lors de cette manifestation.

En effet, dans votre bulletin du 1er trimestre 2004, vous indiquez au sujet du barreau TGV Limoges-Poitiers qu’il faut « déclarer d’urgence nationale ce projet qui aura l’avantage d’ëtre soutenu par les huit régions directement concernées par la Transversale Alpes-Atlantique », impliquant indûment la Région Limousin.

La Région peut, dans une optique à long terme, soutenir le projet de TAA fédérant le corridor Ouest avec l’axe ferroviaire rhodanien. Mais elle ne se reconnaît en rien dans le projet de barreau TGV Limoges-Poitiers et réaffirme sa volonté de voir réaliser le TGV pendulaire sur l’axe POLT.

Je souhaite que vous informiez l’assemblée de la position de la Région Limousin.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

Pour le Président du Conseil
Régional et par délégation, le Vice-Président
André Pamboutzoglou

Fabrice Charrier : la problématique d’abandon du trafic bois peut faire que, devant des préoccupations immédiates, le long terme soit relégué à plus tard.

Michel Caniaux exprime son étonnement et son incompréhension pour cette réaction, et sa compréhension pour la situation délicate du Limousin que nous avions déjà évoquée à l’assemblée générale 2003. Il souligne trois choses :

  • la phrase incriminée vient d’un bulletin paru au 1er trimestre 2004 pour une réaction se produisant au 4è trimestre. On peut regretter que la protestation n’ait pas été faite plus tôt, un échange aurait pu s’instaurer ce qui aurait permis d’aborder l’assemblée générale de manière plus sereine et de se prononcer sur le vrai débat qui nous occupe concernant la participation des collectivités à l’étude.
  • la phrase est tirée de son contexte :
    « Par conséquent, pour compenser le préjudice causé aux Limousins par les atermoiements d’une décennie, il faut déclarer d’urgence nationale ce projet qui aura l’avantage d’être soutenu par les 8 régions directement concernées par la TAA. Mais cela ne dispense pas d’améliorer les performances de la ligne actuelle via Vierzon pour qu’elle remplisse un rôle structurant dans le Réseau des Trois Massifs. »
  • enfin, faire payer la démarche TAA pour des manquements dus à d’autres reste injuste.

Jacques Santrot fait part de son analyse de la problématique limousine : « les Creusois, et les gens de Châteauroux ne peuvent pas admettre la situation car dans le ciadt du 18 décembre Poitiers-Limoges est présenté comme l’alternative au POLT. Ils sont très gênés, y compris entre eux, puisqu’ils sont tous de la même majorité, mais ils ont des problèmes d’appréciation différents.

Les Creusois et les gens de Châteauroux, même si ces derniers ne sont pas en Limousin, mais il y a entre le Limousin, et l’Indre et la région Centre un accord sur le sujet et ils ne peuvent pas admettre la solution qui se dessine car, effectivement, ce sont eux qui se retrouvent complètement isolés puisqu’on aurait un début d’ avec un Poitiers-Limoges qui ferait qu’il n’y aurait plus de Limoges-Paris amélioré. Toute la Creuse et cette partie de l’Indre se retrouveraient complètement enclavées (...) »

Jacques Santrot évoque ensuite ce qu’il considère comme des concurrents de la TAA avec l’axe Est-Ouest Bordeaux-Toulouse-Narbonne évoqué également par le ciadt du 18 décembre et la Nantes-Lyon en voie d’électrification pour sa totalité poussée par l’ensemble des régions concernées, il ne restera plus qu’à régler la pénétration dans Lyon qui pose encore problème.

« Je me mets à la place de mes collègues du Limousin, ça leur est difficile d’effacer d’un revers de main les objections des gens de la Creuse et de l’Indre. On serait à leur place, je crois que c’est un problème que l’on comprendrait même si l’interprétation de ce qui a été écrit dans le bulletin n’est pas là pour les désavouer c’est quelque part pour eux une situation très délicate ».

Michel Caniaux : C’est vrai, mais avec notre déclinaison interrégionale, le Réseau des Trois Massifs, on a bien inscrit l’axe POLT dans notre projet de modernisation car c’est un réseau que l’on est en train de construire et chaque ligne contribue à la performance du réseau et donc de son attractivité afin que tous les habitants même ceux de la Creuse et de Châteauroux bénéficient des retombées de cet accélérateur de relations qu’est la TAA.

Jacques Santrot : Oui, mais il faut être clair, tout le monde sait que, l’Etat faisant la manche, et SNCF et RFF n’étant pas plus riches , il n’y aura pas à la fois le POLT et un TGV Limoges-Poitiers, ce sera l’un ou l’autre. On ne sait même pas encore comment on va financer les 4 milliards du Tours-Bordeaux.

Michel Caniaux pense que les axes cités Bordeaux-Toulouse-Narbonne, ou Nantes-Tours-Bourges-Lyon ne sont pas concurrents mais complémentaires, il y a de la place pour une transversale performante entre les trois axes Brest-Rennes-Paris-Strasbourg, Nantes-Tours-Vierzon-Roanne-Lyon et Bordeaux-Toulouse-Marseille, distants de 600 à 800 km pour le premier et le dernier, qui constituent des axes performants.

Confirmation est donnée en séance que le Poitiers-Limoges grande vitesse est à l’étude suite à la décision du ciadt, en espérant qu’il prenne en compte la TAA en ayant le tracé le plus adéquat en termes de performances et de coûts. En effet, il serait dommageable que cette étude ignore la future TAA au risque d’opter pour un tracé faisant la part belle aux flux depuis Paris, et péjorant les performances de la TAA en obligeant, le moment venu, à recourir à un rafistolage comme pour les anciennes transversales avec les conséquences que l’on sait. Tout ceci n’empêche pas de travailler sur la modernisation de la ligne Poitiers-Limoges actuelle pour essayer de ramener le temps de parcours de 2h05 à 1h30. Les missions ne sont pas les mêmes. Il ne faut pas se lasser d’expliquer et de réexpliquer.

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