Poitiers - Evolutions du projet T.A.A.

La T.A.A.n’est pas un corps étranger, elle se fonde dans le local et répond à des priorités régionales. Autour d’elle, les territoires peuvent s’organiser et réaliser de véritables ensembles intermodaux :

Complexe ferroviaire Bretagne/Pays de Loire :

La T.A.A. est à l’origine de ce complexe en reliant Nantes et Rennes via le futur aéroport de Nantes de Notre-Dame des Landes sur lequel vient se greffer la Bretagne sud et la Presqu’île guérandaise par une ligne ferroviaire nouvelle pouvant être prolongée au-delà de Notre-Dame des Landes pour rejoindre la ligne Nantes-Angers en formant ainsi un contournement fret ferroviaire de l’agglomération nantaise. La T.A.A. entrerait dans l’agglomération nantaise par un souterrain qui desservirait une gare souterraine , puis se dirigerait en tronc commun avec la ligne à grande vitesse de Paris jusqu’à Chemillé, endroit où les deux lignes se séparent.

Le concept de la gare souterraine :

  • une liaison rapide aéroport-ND des Landes - Nantes-centre en 10 minutes, et au-delà afin d’irriguer la Bretagne, la Basse-Normandie et le nord de Poitou-Charentes pour donner à cet aéroport la consistance nécessaire pour prétendre à une vocation, au moins, européenne.
  • une fluidité du trafic grande vitesse de manière à ne pas perdre dans les entrées de gare les gains de temps obtenus en ligne grâce à la nouvelle infrastructure.

Il va de soi que l’ouverture de la section Rennes-Fougères-Vire-Caen de la T.A.A. conduirait à construire une gare souterraine également à Rennes, peut-être même avant cette échéance, la ligne nouvelle Nantes-Rennes générant une centaine de trains supplémentaires (deux sens confondus), d’autant plus que le choix du VAL pour la desserte urbaine, ne permettra pas de faire du tram-train qui soulagerait la gare centrale comme envisagé à Nantes avec la gare périurbaine Baco.

Contournements de Bordeaux :

Ils restent à étudier et se feront par l’ouest (avec dans le cadre de l’intermodalité, la connexion de l’aéroport de Mérignac au réseau T.A.A., partie intégrante du réseau européen en cours d’élaboration) et par l’est (Tarbes-Aire/Adour-Langon-Libourne, avec reprise dans la dernière partie du tronçon évite-Bordeaux étudié dans le cadre de liaison Paris-Toulouse direct), de façon à éviter la traversée de la gare St-Jean par les trains de fret du trafic transpyrénéen.

Mise en réseau des quatre grands aéroports du réseau T.A.A. :

St-Exupéry, ND des Landes, Mérignac et Blagnac, pour donner naissance au troisième aéroport « parisien ». Le Député Patrick Ollier qui préside la Commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire, à l’Assemblée, invité s’est excusé.

Le Delta T.A.A.

Pour éviter que le trafic T.A.A. ne « s’écrase » sur l’agglomération lyonnaise, modernisation de la ligne Roanne-St-Etienne, prolongée au nord sur Mâcon, et au sud sur Serrières ou Talencieux, pour permettre le transit du fret (Péninsule ibérique - Aquitaine - Allemagne/Suisse/ Europe de l’Est et Angleterre-Basse-Normandie - Bretagne -Pays de Loire - Méditerranée)

Ce Delta offre un contournement nord-sud de l’agglomération lyonnaise bien accepté par les associations de protection de l’environnement qui trouve grâce à leurs yeux par son éloignement de l’agglomération qu’elle contournera, évitant ainsi des nuisances à une population trop importante. Présence du secrétaire de SCL (Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais), Camille Mordelet, association qui soutient le projet T.A.A. et membre d’.