ALTRO,LGV - TRANSLINE, un projet de développement et d’aménagement durable

Les temps de parcours en situation de projet

Un potentiel de demande significatif pour le trafic voyageurs

Trafic voyageur annuel - Projet T3A Scénario central 2030

A l’horizon 2030 le projet concerne un total de 15,3 millions de voyageurs annuels (MV) sur l’ensemble de son itinéraire dont :

  • 9,5 MV reportés depuis la route vers le rail,
  • 0,6 MV reporté depuis l’avion,
  • 0,8 MV directement induits,
  • 4,4 MV reportés d’autres itinéraires,

TRANSLINE renforce également le potentiel de trafic d’autres projets (TGV Poitiers-Limoges et TGV Sud Est Atlantique) en générant potentiellement 3 millions de voyageurs supplémentaires qui pourraient emprunter un barreau (Limoges-Lyon ; Poitiers-Lyon) ou la totalité de la ligne TRANSLINE, c’est 7,2 millions de voyageurs annuels sur l’axe Clermont-Lyon, soit plus de 5 fois les prévisions en 2030 sans TGV!

Comme indiqué d’après l’étude, la plupart des maillons peuvent atteindre en 2030 un niveau de trafics pertinent et parfaitement comparable avec d’autres projets actuellement en travaux ou bien avancés :

  • LGV Rhin-Rhône : 4,8 MV pour la branche Est et 8,4 MV pour la branche Sud,
  • LGV Bordeaux – Toulouse : 5,5 MV annuels prévus par les études de RFF.

Par ailleurs, les branches nord et est de TRANSLINE permettront un dédoublement de la ligne Paris-Lyon qui renforcera son trafic sur certains de ses maillons et une liaison performante de Clermont avec l’Ile de France.

TRANSLINE aura, certes, un effet positif au niveau de la dynamisation et de l’attractivité des territoires, mais surtout, elle répondra à un besoin croissant de mobilité, aujourd’hui contraint et qui trouve pour unique réponse un déversement sur la route, ou l’avion, dans un contexte incertain en matière énergétique.

Un trafic fret ferroviaire généré à la hauteur des corridors frets actuels.

Trafic marchandises annuel - Projet T3A Scénario central 2030

A l’horizon 2030 TRANSLINE aura un trafic total de 11,3 millions de tonnes (Mt).

Ce trafic est constitué :

  • de 7,3 Mt de report modal de la route vers le fer,
  • de 4 Mt reportées depuis d’autres itinéraires.

La ligne génère un trafic supplémentaire de 1,5 Mt sur l’axe Bordeaux – Espagne directement reporté de la route.

Le fret express rémunérateur trouve également son développement grâce au maillage TGV dont TRANSLINE est une pièce maîtresse.

Pour comparaison, le trafic marchandise lié à la réalisation de TRANSLINE à l’horizon 2030 est à la hauteur d’autres grands corridors fret :

  • Nantes – Tours – Vierzon : de 4 Mt à 6 Mt
  • couloir Rhin-Rhône branche Est : estimé à 4 Mt

Des effets induits en adéquation aux objectifs de développement durable des territoires.

L’étude montre que TRANSLINE générerait un important report modal de la route, et de l’aérien, vers le ferroviaire (9,5+0,6 MV et 7,3Mt), et ce, en conformité avec les préoccupations actuelles de développement durable, des attentes du Grenelle de l’Environnement et de l’ambition affichée du Président de la République d’augmenter la part du fret ferroviaire. Pour le seul trafic « voyageurs » en 2030, ce report représente une économie de 81,5 millions de litres de carburants soit un gain de 122 millions d’euros. Au niveau socio-économique enfin, TRANSLINE irriguera directement 7 régions : Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine, Limousin, Auvergne et Rhône-Alpes, soit autant de grands bassins de vie, de pôles de compétitivité, de centres universitaires, de sites touristiques majeurs. En 2030 ce territoire représentera près de 22 millions d’habitants soit 1/3 de la population française. En reliant directement ces bassins de population, TRANSLINE ouvre des perspectives de développement nouvelles tout en proposant une offre ferroviaire de qualité aux régions du Massif Central et aux régions atlantiques tout en faisant de Rhône-Alpes un vrai carrefour qui n’exclut aucun point cardinal.