TRANSLINE,fret-voyageur - Transversale ferroviaire, fret et voyageurs, Alpes-Massif Central-Atlantique

René SOUCHON

Aujourd’hui, la structure du réseau ferroviaire grande vitesse en France se déploie en étoile depuis Paris et l’Ile-de-France. Cette tendance sera renforcée dans les années à venir puisque aucun projet transversal d’envergure n’est pour l’instant programmé dans le cadre du CIACT.

Pire, à l’horizon 2020-2030, lorsqu’un certain nombre de projets de LGV auront été réalisés, un territoire sera, au mieux, effleuré sur ses marges par le TGV : le Massif Central tandis que, pour rallier Rhône-Alpes, Italie et Méditerranée, les régions atlantiques seront prisonnières d’itinéraires saturés via l’Ile de France ou l’Arc languedocien/Sillon rhodanien.

Sur la base de ces constats, l’association , dont l’action fédère collectivités, entreprises, acteurs institutionnels du monde économique et particuliers, soutient la réalisation d’une grande infrastructure ferroviaire reliant la façade Atlantique au couloir rhodanien, en évitant Ile-de-France et Arc languedocien/Sillon rhodanien, et a décidé de financer une étude d’opportunité et de faisabilité sur le projet TRANSLINE, branches est et ouest/sud-ouest qui incarnent la transversalité.

TRANSLINE, par sa dimension structurante, par la nature des impacts socio-économiques qu’elle générerait, par la nouvelle approche spatiale qu’elle implique, constitue ainsi un projet inédit en matière d’aménagement du territoire, un projet qui refuse la fatalité de l’hypertropisme francilien et de l’abandon de territoires à leur triste sort.