TRANSLINE,grande vitesse - Alain LALAU-KERALY : Rennes doit participer à la réflexion TRANSLINE

Alain LALAU-KERALY

Alain LALAU-KERALY,
Directeur Adjoint de l’Audiar (Agence d’urbanisme de Rennes)

Rennes ne peut faire l’économie d’une accélération de ses temps de parcours vers Paris et au-delà vers Strasbourg, Lille, etc... Néanmoins, ce serait une erreur de croire que le monde s’arrêtera une fois que la liaison à grande vitesse Le Mans-Rennes sera ouverte. Dans la mondialisation, ne privilégier qu’une destination et se fermer aux autres serait une grave erreur.

C’est pourquoi Rennes doit regarder autour d’elle, à commencer vers ses voisines proches, Caen et Nantes. Au niveau local, l’enjeu majeur est d’abord de se rapprocher de Nantes et du futur aéroport de Notre-Dames des Landes NDDL), mais l’idée de positionner Rennes sur un nouvel itinéraire TGV vers le nord et le sud de l’Europe progresse.

De Rennes, le projet de T3A (Transversale ferroviaire, fret ferroviaire et voyageurs, Alpes-Auvergne-Atlantique), rebaptisée TRANSLINE, permettrait de rejoindre Bordeaux, le sud-ouest et la Péninsule ibérique ainsi que Lyon, la Suisse, l’Italie et la Méditerranée. Avec ce projet, Rennes serait à 25 min du futur aéroport de NDDL, 30 min de Nantes, 2h15 de Bordeaux, 4h de Bilbao, 2h45 de Lyon soit, pour cette dernière, un gain de 45minutes par rapport au passage par l’Ile de France, tout en bénéficiant d’un itinéraire autonome libéré des congestions et des péages chers.

Il est donc important pour Rennes de participer à cette réflexion à l’heure notamment où l’idée d’une liaison à grande vitesse Rennes-Nantes via ND des Landes émerge. Il ne saurait être question d’y réfléchir sans considérer que cette liaison est un des maillons de Transline. D’ailleurs, la pré-étude fonctionnelle en cours montre que le trafic attendu dans le cas d’une réalisation limitée au seul Rennes-Nantes serait de 2,4 millions de voyageurs contre 3,5 millions de voyageurs dans le cadre de TRANSLINE.