ALTRO,ferroviaire - Dynamique Euskadi

L’EUSKADI, un exemple réussi de coordination des transports.

Dans les années quatre-vingt, lorsqu’un Français traversait la frontière, le contraste était en faveur de la France. Le topo, ce petit train reliant Hendaye à San Sebastian connaissait déjà une desserte cadencée à l’heure mais le matériel était antique et une fois arrivé à San Sebastian, c’était encore pire. Il fallait au mieux 3h10 pour rallier Bilbao avec du matériel Far-West...

En 1982, Euskotren est créé par le gouvernement basque et dès lors une dynamique de modernisation s’engage, dynamique qui continue aujourd’hui avec les travaux de mise en souterrain de la ligne ferroviaire pour la traversée de Durango, par enfouissement des nuisances. La ligne sera mise à double voie. Ils allient ainsi intégration de la ligne dans le milieu urbain et amélioration des performances tant vitesse que régularité, cette dernière étant déjà très bonne.

Aujourd’hui, c’est un véritable réseau ferroviaire de qualité pour la desserte fine du territoire. Irun est également reliée à San Sebastian par les trains Cercanias de la Renfe. Euskotren (www.euskotren.es) n’arrête pas d’investir et participe au dynamisme de l’EUSKADI.

Et aujourd’hui, à la frontière, le contraste joue en défaveur de la France, avec des correspondances non respectées, des trains souvent en retard côté français et une fréquence qui n’est pas au rendez-vous.

La mise en service du Y basque est prévue en 2013. Il faudra encore attendre quelques années pour que la jonction se fasse avec le réseau à GV français et encore quelques années supplémentaires pour que le pont ferroviaire entre l’Euskadi et l’Italie soit réalisé via TRANSLINE bien sûr. C’est le contraire de ce qui se passe côté Catalogne où la Grande Vitesse n’arrivera qu’en 2012 côté espagnol.

Ainsi, au service d’hiver 2008/2009 il existe encore des trous de plus d’une heure sans train, avec un maximum de 1h58, entre Hendaye et Bayonne, le dernier train quittant Hendaye à 19h11.

Or, Bayonne-San Sebastian constitue une Eurocité, l’Eurocité basque (www.eurocite.org) de 600 000 habitants sur 50 kilomètres. La cohérence urbanistique a besoin d’un réseau de transport collectif. En attendant 2020, avec la mise en service de la totalité de la GV sur Bordeaux-Irun, il faut voir ce qui peut être fait en s’appuyant sur le Topo puisque une cité a besoin d’un RER mais aussi d’un métro pour la desserte fine des quartiers de la cité. Il faudrait commencer par avoir des correspondances aux 10/15 minutes. En utilisant le réseau national, on peut mettre en service des navettes Bayonne-Irun avec correspondance avec les Cercanias pour rallier San Sebastian. Le temps de parcours s’établirait à 1h15 contre 1h20 avec le Topo.

Bref, la dynamique Euskadi a compris que son avenir résidait dans sa capacité à rayonner sur les quatre points cardinaux. Puisse l’Aquitaine s’en inspirer et prendre un jour conscience de la nécessité de ne se fermer aucune porte afin de garantir son développement durable.

2006PopulationSuperficiePIBRang européenPIB / habitantRang européen
EUSKADI2,17 23456 milliards57ème/20529 30529ème
AQUITAINE2,941 3087645ème22 66992ème
 548 54213221ème