ALTRO,LGV - Un projet qui divise les écologistes...

... entre ceux du terrain et ceux adeptes de la vision globale

A ce colloque participaient diverses personnalités dont notamment Pau Noy, représentant en Espagne de la Fédération européenne du transport et de l’environnement (T&E) une organisation qui regroupe plus de 40 ONG européennes et UIC. T&E : www.transportenvironment.org

La T&E agit comme un lobby en Europe sur la régulation de transport, elle croit que le fondamental pour faire du train un transport compétitif est de mettre l’accent sur le réseau ferroviaire et ne pas s’obnubiler avec la grande vitesse. Il est plus indulgent avec le Y basque qu’il considère comme le seul projet bien structuré jamais présenté en Espagne en réunissant trois qualités :

  • respect du réseau classique contrairement à ce qui s’est passé en Catalogne, ou en Galice, où on est en train de démonter 40 km de ce réseau,
  • mixité des trafics,
  • l’impact territorial réduit au maximum.

Par ces déclarations, il apparaît en contradiction avec la branche basque de Ecologistas en Accion, pourtant membre de T&E.

Cela ne le dérange nullement parce que le Y basque remplit, selon lui, les critères du chemin de fer durable. Et aussi surtout parce que la solution alternative consistant à améliorer le réseau classique n’est pas viable en Euskadi où le réseau fut conçu au 19ème siècle. Ainsi, la ligne ferroviaire reliant Vitoria à Bilbao (137 km) fait un détour par Miranda de Ebro, est à voie unique et passe par un col. Ce n’est pas le chemin de fer du 21ème siècle.

Pau Noy a ainsi participé au débat sur l’efficacité et la question écologique :

Il rappelle que, à l’échelle de l’Espagne, les externalités produites par le transport s’élèvent à près de 9% du PIB. Il considère toutefois qu’une prise de conscience est née, y compris parmi les opérateurs, et qu’il se dit des choses que l’on n’aurait jamais entendues il y a seulement 3 ans.

De nombreux étudiants y assistaient également.

Le Délégué Général d’ y assistait et a pu développer des contacts avec divers responsables basques qu’il entend bien faire fructifier.

Il reste à souhaiter que tous les élus aient à cœur de positionner leur collectivité sur le grand métro européen en cours d’élaboration en profitant de TRANSLINE qualifiée pour irriguer de nouveaux territoires et renforcer le maillage européen.