Association,TGV - Quelques principes

n’est pas une association dogmatique ou doctrinaire mais pragmatique, qui veut que les choses bougent pour que les territoires puissent vivre à leur époque en bénéficiant de toutes les facilités actuelles. Nous avons néanmoins quelques principes qui conduisent notre action :

Tout annonce de projet de LGV doit être :

  • le lancement d’une dynamique pour (re)construire le territoire,
  • le prétexte pour repenser les dessertes sur l’ensemble du territoire concerné.
  • L’arrivée d’une LGV, loin de départager les territoires entre gagnants et perdants, doit apporter un plus à l’ensemble des acteurs socio-économiques.

C’est une opportunité de développement, qui, loin d’opposer, doit rassembler et donner l’opportunité à chacun d’être un bâtisseur en pouvant apporter sa pierre à l’édifice, de bâtir un projet dans lequel chacun se reconnaîtra.

Le barreau TGV Poitiers – Limoges n’échappe pas à la règle. Il doit :

  • prendre en compte le passé pour mieux le dépasser,
  • offrir des opportunités pour les territoires qui ne bénéficient pas d’avancées en matière de relations avec Paris.

Prendre en compte le passé pour mieux le dépasser :

Ne pas oublier d’où vient le Limousin pour mieux appréhender l’avenir :
Y renversé, POLT qui, à travers les initiales des principales villes desservies Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, a une connotation pendulaire, deux projets qui ont fait rêver les Limousins, qui les ont occupés, avant d’être abandonnés.

Aujourd’hui, le souvenir du POLT pendulaire reste vivace : à entendre ses défenseurs, c’est le train de tous les espoirs. Ainsi, les habitants de la Creuse alors que les quatre allers-retours qui devaient mettre Paris à 2h30 de Limoges ne permettaient pas d’arrêts à La Souterraine. Dans certaines variantes, tout au plus prévoyait-on un arrêt dans chaque sens à La Souterraine et à Châteauroux, Guéret aurait pu être atteint en 3h11, une fois par jour, via La Souterraine.

Offrir des opportunités :
*sur l'axe historique

Avec le barreau Poitiers-Limoges, l’axe historique continue à être un instrument de l’aménagement du territoire et en cela un soin particulier doit lui être apporté. Le cas de Limoges-Paris étant réglé avec le barreau qui permet d’autres alternatives, il convient d’apporter une attention spéciale pour la Creuse, à travers la gare de la Souterraine, mais aussi de Guéret, et de Châteauroux. Orléans et Vierzon, Bourges bénéficient, en effet, déjà de bonnes relations avec Paris.

Pour cela, on peut jouer sur plusieurs leviers :

  • un matériel performant et confortable capable de bonnes accélérations/ décélérations et dimensionné aux populations traversées.
  • les arrêts : avec une desserte cadencée à l’heure alternant un direct avec arrêts à La Souterraine et à Châteauroux et BFM (Bibliothèque François Mitterrand) et un semi-direct desservant St-Sulpice, La Souterraine, St-Sébastien, Argenton, Châteauroux, Issoudun, Reuilly, Vierzon, Les Aubrais, BFM et Paris-Austerlitz.
  • la fréquence,
  • la pédagogie : les citoyens doivent apprendre à faire autre chose que du Paris, en essayant du Limoges-Châteauroux, du La Souterraine-Limoges, etc... Le succès d’une telle desserte est lié à un changement de comportement œuvrant en faveur de la réduction des modes de transport générateurs des plus grandes nuisances.
  • solidarité : plus il y aura de voyageurs, plus le bilan économique sera correct et plus la desserte sera de qualité avec un choix varié. (voir tableaux horaires annexe)

Résultat : un service de public de qualité tant au niveau des prestations qu’au niveau du bilan économique. Le Conseil Régional des Pays de la Loire considérait que les voyageurs couvraient 70% des charges sur trois relations transversales. Il ne manquerait dès lors que 30% pour arriver à l’équilibre.

Le vieillissement de la population et le renchérissement du prix du pétrole devrait aider à l’atteinte de ces objectifs.

En attendant : une rame automotrice pourrait faire deux allers-retours La Souterraine-Paris (2h20) avec arrêt à Châteauroux et Bibilothèque François Mitterrand.

Deux conditions de réussite :

  • un service public optimisé dont l’objectif est de ne pas perdre d’argent,
  • des trains pleins : que les clients retrouvent le chemin des gares y compris pour des voyages qui ne se limitent pas à Paris.

*Avec la modernisation du réseau régional

avec notamment l’accélération des relations Limoges-Guéret avec comme cible un temps de trajet de 45 à 50 minutes.