ALTRO,grande vitesse - Conclusion

Pour mettre un point d’orgue à la présentation du Réseau Armorique, il convient de mettre l’accent sur les points suivants :

  • Le réseau Armorique ? Un succès assuré : partout où le système ferroviaire rend possible, par la pratique de l’intermodalité, la naissance d’une chaîne du transport performante, celle-ci est plébiscitée par une fréquentation qui dépasse les prévisions les plus optimistes. On est donc loin du pari aventureux ou hasardeux.

  • Le Réseau Armorique est lié à la TAA qui en constitue l’élément dynamiseur.

  • Il est la propriété des habitants de toutes les régions desservies et un acteur de la cohésion sociale.

  • Si le Grand-Ouest veut compter et exister à l’échelon européen, il ne peut faire l’économie de grandes infrastructures structurantes pour construire un espace qui ait un sens.

  • un aménagement du territoire équilibré : une des trois missions de la TAA est de structurer l’espace régional et de dynamiser les relations au sein de cet espace et vers les territoires voisins. Dans le Grand-Ouest, la Grande Vitesse s’invite sur un axe ferroviaire nord-sud Caen-Rennes-Nantes-Poitiers performant qui faisait défaut jusque-là. De nouvelles liaisons sont crées, d’autres sont modernisées.

  • mener jusqu’au bout la construction de ce Réseau Armorique, dépasser les contraintes qui risquent d’ amoindrir la portée du projet, et garder l’ambition intacte. Les performances doivent être au rendez-vous si l’on veut des clients. Le processus d’appropriation a commencé avec les réunions techniques qui ont eu lieu en 2003 (Bretagne, Poitou-Charentes et Pays de la Loire).

  • Faire du réseau Armorique la feuille de route des investissements transports des 25 prochaines années.

  • Conjugué à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, le Réseau Armorique permettrait de hisser la lisibilité de Rennes, Nantes, Brest et plus globalement du Grand Ouest à l’échelle européenne.

Afin de s’affirmer au sein des grandes politiques d’aménagement du territoire nationales et européennes, le Grand Ouest doit se démarquer des autres espaces régionaux en proposant des stratégies de développement originales et nouvelles, basées sur l’exploitation et la mise en réseau de ses potentialités, ou plus globalement sur une mobilisation générale des principaux décideurs économiques et institutionnels de l’espace ainsi concerné.

Le Grand Ouest se doit donc d’agir plutôt que de réagir vis-à-vis de l’environnement extérieur, proposer, dessiner son propre avenir plutôt que de le subir. Le Réseau Armorique en serait la plus simple illustration, au nom d’une démarche prospective nouvelle et globale, fondée sur les logiques de réseaux, à contre-courant des démarches actuelles en rangs dispersés.

Il est certain qu’en misant sur le transport ferroviaire plus que d’autre régions, la Bretagne, les Pays de la Loire, Basse-Normandie et Poitou-Charentes, réussiront à entretenir une attractivité économique et démographique durable et compenser leur situation périphérique au sein d’une Europe élargie.

C’est donc le moment de se lancer. Tergiverser davantage en présentant de faux arguments ne conduira qu’à retarder l’entrée de la Bretagne, des Pays de la Loire, du Poitou-Charentes et de la Basse-Normandie dans les grandes régions européennes.