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Et maintenant, pourquoi attendre davantage ?

Le colloque de Clermont-Ferrand a donc été un succès. Nous avons assisté à deux réhabilitations :

  • celle de cette prospective qui procède d’une vision globale et à long terme, vision qui aujourd’hui fait défaut avec de lourdes conséquences sur l’aménagement du ter-ritoire, l’environnement, notre qualité de vie,
  • celle de l’intérêt général pour lequel de nombreux responsables économiques, politiques et associatifs avaient fait le déplacement pour s’engager dans un projet fédérateur.

Et aujourd’hui, ceux qui hier considéraient avec mépris la TAA et la démarche prospective qui la sous-tend, s’inscrivent dans la dynamique, même s’ils temporisent en parlant de long ou de très long terme. D’ailleurs, peu importe le terme, il faut commencer dès maintenant, et le terme sera la conséquence de la détermination des acteurs de ce projet et de la volonté politique en faveur d’une nouvelle politique du transport.

Un élu me confiait récemment : vous répondez à des questions que nous ne nous sommes pas encore posées. C’est un beau compliment preuve que nous ne sommes pas hors-sujet. Ce colloque en appelle déjà un second avant la fin de l’année pour être prêt lors de la révision des schémas de service de 2003 à y inscrire la T.A.A., grand projet oublié conséquence du peu d’audace des premiers schémas. Le développement ne peut pas être assuré sans prospective. Par conséquent, n’écoutons plus ceux qui se gargarisent avec des perspectives de développement tout en se gardant de se lancer dans de sérieuses études prospectives intégrant notamment l’hypothèse T.A.A.. Et réjouissons-nous au contraire car dans le monde des décideurs il y a désormais consensus : il faut creuser l’idée.