L'Estonie assurant la Présidence tournante du Conseil européen, c'est à Tallinn, fin septembre, que se sont déroulées les journées Connecting Europe Facilities (CEF), organisées par la Commission européenne et la présidence estonienne et destinées à faire le point sur différents projets, à identifier les solutions politiques et les solutions de financement pour les investissements dans le secteur des transports,à réaffirmer les priorités de l'UE en matière de mobilité et de rencontrer divers acteurs susceptibles de faire avancer la Via Atlantica. Le CEF est un instrument pour débloquer des fonds de l'Union européenne pour les investissements paneuropéens dans les infrastructures des transports, de l'énergie et du numérique, qui visent à améliorer la connectivité entre les États membres de l'Union européenne. Il fonctionne à travers des subventions, des garanties financières et des obligations de projets.

Violeta Bulc la Commissaire en charge de la mobilité a réaffirmé la priorité consistant à assurer la continuité des liens ferroviaires notamment entre les pays et à effacer ainsi l'effet frontière. Elle a annoncé que pour la période de 2021-2030 les besoins pour les infrastructures de transport s'élèvent à 500 milliards d'euros.

La Commission présentera ses conclusions sur les priorités en matière d’investissements lors du Conseil des ministres des Transports qui se tiendra au mois de décembre, en vue des débats de 2018 sur le nouveau cadre financier pluriannuel 2021-2027. La discussion du Livre blanc 2017 sur l'avenir de l'Europe et plus précisément sur la contribution du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et son principal instrument financier (CEF) pour une Europe plus efficace et plus intégrée, est en cours.

En coulisse, une inquiétude existe quant aux orientations du Président Macron imposant un coup d'arrêt à la construction de lignes nouvelles dont celles participant à la création des corridors du RTE-T (Réseau Trans-Européen du Transport ) dont Bordeaux-Dax, section de la Via Atlantica, et Montpellier-Perpignan, section du corridor Méditerranée.

Michel Caniaux et Karima Deli De gauche à droite : Michel Caniaux, Karima Deli, Présidente de la commission transports du Parlement européen
Laurens Jan Brinkhorst et Michel Caniaux De gauche à droite : Michel Caniaux, Ayala Sender, députée européenne, François Lépine, ancien président de Lyon-Turin Ferroviaire
Herald Ruijters et Michel Caniaux De gauche à droite : Herald Ruijters, Directeur des investissements à la DG Move, Michel Caniaux
Jean-Eric Paquet et Michel Caniaux De gauche à droite : Jean-Eric Paquet, Secrétaire Général de la Commission, Michel Caniaux
Michel Caniaux et Henrik Llolei De gauche à droite : Michel Caniaux, Henrik Llolei, Directeur Général de la DG Move

La Via Atlantica continue de susciter l'intérêt au sein des autorités européennes, notamment par sa capacité à relier les corridors Méditerranée et Atlantique tout en cessant de faire du Lyon-Turin un cul-de-sac sur un axe est-ouest européen inachevé. Il ne manque que le soutien de l'Etat français d'où la nécessité pour de fédérer tous les acteurs concernés, en France mais aussi en Espagne et en Italie.