Violeta Bulc, Commissaire européenne de la mobilité, a réaffirmé l’importance de développer les transports qui sont générateurs d’emplois et de croissance. Ainsi l’achèvement des corridors Atlantique et Méditerranée qui concerne la Via Atlantica, générera respectivement d’ici 2030 : 1.009.000 emplois et 419 milliards de PIB pour le premier et 1.970.000 emplois et 622 milliards pour le second.

La question à laquelle nous devrons pouvoir répondre est : combien d’emplois et de croissance générera la Via Atlantica, et notamment la connexion des deux corridors à la hauteur du Lyon-Turin ?

Violeta Bulc a également insisté sur la nécessité et l’impératif de décarboner et de prioriser la digitalisation du transport. Il en va de la compétitivité de l’UE sur la scène mondiale et dans la mondialisation. Comme à son habitude, poussée par son dynamisme, elle a exhorté les participants à tenir le cap défini en matière de réseaux et à ne pas baisser les bras. Le mot d’ordre est de réduire les participations publiques et d’attirer de plus en plus les investisseurs privés afin de ne pas retarder des projets qui ne réussiront pas en s’appuyant sur les seules subventions étatiques vu l’état des finances de la plupart des Etats membres mise à part l’Allemagne qui, bien qu’en en ayant les moyens grâce à ses excédents budgétaires (264 milliards), n’investit pas ce qu’elle devrait investir pour la rénovation de ses infrastructures.

Les besoins d’investissement de l’Union Européenne pour la période 2021-2030 sont de 500 milliards pour achever le réseau central, dont font partie les 9 corridors, et environ 1000 milliards pour le réseau global, soit pour la période budgétaire 2021-2027, respectivement 350 milliards et 700 milliards.

Dans l’optique de la préparation du colloque du mois d’octobre, ce fut l’occasion de contacter des intervenants intéressés par la Via Atlantica dans le domaine du maritime aussi bien que dans le domaine des institutions européennes.

Invité au dîner de gala offert à un nombre très restreint de congressistes par le Maire de Ljubljana, j’ai pu évoqué la Via Atlantica avec les autorités slovènes qui préfèrent, pour l’instant, assurer leurs projets prioritaires, avant de s’inscrire dans le projet plus global Via Atlantica dont ils perçoivent la pertinence. Un député européen slovène été intervenu lors du colloque fondateur en juillet 2015.

Les propositions concernant la révision du RTE-T doivent commencer à être envoyées maintenant. Pour les responsables de la Commission, il y a une fenêtre de tir européenne pour la Via Atlantica mais cela passe par une mobilisation des acteurs français, collectivités, acteurs économiques et citoyens, qui doivent convaincre l’Etat français de la nécessité de porter la Via Atlantica. Sans cette mobilisation, c’est toute la mobilité des quatre régions concernées qui connaîtra une pause indéterminée. Le colloque d’octobre sera l’occasion de montrer le degré de mobilisation de la France en faveur de la mobilité.