En 2007 avait mené une étude sur la Via Atlantica, à l’époque TRANSLINE.

Cette étude avait montré la pertinence du projet pour permettre à des territoires oubliés comme le Massif Central de pouvoir accueillir de nouvelles populations et d’assurer leur développement économique. Des territoires mal reliés entre eux pour développer des nouvelles synergies.

L’étude a souligné l’intérêt de bousculer la configuration traditionnelle du réseau ferroviaire français centralisé sur Paris et pour offrir aux régions atlantiques un itinéraire pour se connecter à Lyon, et au Lyon-Turin, sans être dépendantes des itinéraires saturés transitant par l’Ile de France. Il apparaît que ce centralisme n’est plus adapté dans un espace européen. L’étude des flux a montré que tant pour le fret que pour les voyageurs, il y a un réel potentiel qu’il soit induit, dû au report d’autres itinéraires ou d’autres modes. Voir la synthèse de l'étude.

Enfin, au-delà de la Via Atlantica c’est tout un réseau à construire par l’articulation avec les lignes existantes.

Cette étude, remise à Dominique Bussereau, alors Ministre des Transports, avait été utile à ce dernier pour intégrer le Barreau Est-Ouest dans le projet de SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transport) avant que tout soit remis en question avec l’arrivée de François Hollande et la Commission Mobilité 21.

Aujourd’hui, sa réactualisation s’impose compte tenu de nouveaux éléments :

  • l'abandon du Poitiers-Limoges avec l’annulation par le Conseil d’Etat de la DUP,
  • la Commission Mobilité 21, puis le Conseil d’Orientation des Infrastructures qui mettent en sourdine tous les projets de LGV dont le POCL,
  • le Président de la République qui entend donner la priorité aux transports du quotidien et à la réparation des fractures territoriales,
  • l'apparition de nouveaux concurrents : compagnies low-cost, covoiturage, bus longue distance,
  • la dimension européenne affirmée avec le colloque fondateur de la Via Atlantica,
  • l'initiative OBOR (One Belt, One Road) ou les Nouvelles Routes de la Soie.

C’est pourquoi entend mobiliser les régions concernées pour qu’elles s’impliquent dans la réalisation de cette nécessaire actualisation afin de renforcer l’argumentaire permettant d'atteindre son objectif : inscrire les maillons manquants de la Via Atlantica dans le RTE-T lors de sa révision en 2023.