L'Auvergne a toujours été un acteur incontournable pour le développement du projet . L'implication des politiques (Serge Godard, Pierre-Joël Bonté, puis René Souchon, Jean-Michel Guerre...) a placé l'Auvergne au centre des débats, en toute bonne logique puisque l'Auvergne se situait déjà au centre géographique du projet.

Le projet , la Via Atlantica, est le seul véritable projet ferroviaire cohérent et consistant qui défend une liaison transversale (les régions parlent aux régions) plutôt que les continuelles liaisons radiales (les régions tournées vers Paris). Pourtant, malgré tout le soutien qu'elle apporte depuis les débuts de l'association, l'Auvergne se désengage :

  • en 2013 la ville de Vichy,
  • en 2014 la CCI de Montluçon et la CRCI d'Auvergne,
  • en 2015 le département du Puy de Dôme,
  • toujours en 2015 la région Auvergne fusionnait avec la région Rhône-Alpes mais la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes n'a depuis toujours pas la volonté d'apporter son soutien à l'association,
  • en 2016 le département de l'Allier et les communautés de communes de Riom et de Commentry-Neris.

Le récent changement de Bureau d' le 21 décembre 2017 voit aussi le départ de son dernier membre individuel auvergnat.

L'année 2017 verra-elle aussi le départ de Clermont-Ferrand Métropole ? Et avec ce départ, vers où l'Auvergne regardera-t-elle ?

La Via Atlantica que défend est un projet d'aménagement du territoire qui rassemble tous les atouts pour aboutir :

  • un projet d'infrastructure de grande ampleur ne peut plus se concevoir aujourd'hui que dans une perspective européenne,
  • la seule dimension de la Grande Vitesse ne peut se suffire à elle-même, elle doit se compléter par la dimension fret,
  • la géographie des nouvelles grandes régions impose le tracé de la Via Atlantica, en rapprochant des deux métropoles d'Auvergne-Rhône-Alpes Lyon et Clermont, en renforçant les communications entre régions limitrophes ARA, Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et plus loin Bretagne,
  • comme pour tout projet d'infrastructure en France, la Via Atlantica regarde aussi vers Paris puisque son tracé améliore de nombreuses liaisons radiales entre Paris et le centre de la France.

L'association défend un projet de longue haleine. En 1997 à sa création, on parlait de "corridors paneuropéens", aujourd'hui on parle de "réseau transeuropéen de transport" (RTE-T). 20 ans sont passés depuis sa création, il reste encore beaucoup à faire mais beaucoup déjà a été fait. C'est le propre du temps long auquel s'oblige et qui doit inciter tous ceux qui la soutiennent à ne pas renoncer.