Un proyecto ferroviario claramente europeo

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C'était un article de Transport 2020 n°1 (10/2000) : A l’Ouest, il y a du nouveau !

Avec la T.A.A., le fret déchargé dans un port de l’Atlantique est rendu à Lyon cinq heures plus tard. Cette conséquence inattendue peut recentrer vers l’Ouest le regard de la région lyonnaise et rééquilibrer le tissu économique en soulageant les ports de la Mer du Nord déjà saturés. Le port de La Rochelle a d’ailleurs déjà marqué son intérêt pour la T.A.A.. Reste à convaincre les Lyonnais que, grâce à elle, les ports de l’Atlantique sont à portée de la main.

Aujourd'hui, les regards se tournent aussi vers l'Est.

Il y a eu en son temps la crainte du « péril jaune », plus tard les regards se tournaient vers « la ligne bleue des Vosges », aujourd'hui la menace s'appelle OBOR (One Belt, One Road), plus joliment désigné en France sous le vocable « Les Nouvelles Routes de la Soie ».

Menace ou opportunité ?

On n'ignore pas la désindustrialisation de la France qui s'est opérée sur la seconde moitié du XXème siècle, on n'ignore pas davantage ces convois de camions, venus du Nord de l'Europe et qui apportent sur tout le territoire les produits manufacturés made in China.

OBOR est un gigantesque projet, pharaonique, lancé par la Chine à partir de 2013, sensé faciliter les voies de communication entre la Chine, l'usine du monde, et ses clients, l'Europe notamment. , dans le rôle de veille qu'elle tient auprès de ses adhérents, appelait déjà l'attention dès 2011 - voir à ce propos Transport 2020 n°21 (03/2011).

Mais la France s'empêtre dans ses débats franco-français, elle feint d'ignorer la menace qu'elle devrait tout au contraire regarder comme une opportunité.

Les nouvelles Routes de la Soie Les nouvelles Routes de la Soie :
« Tous les chemins mènent à... Rotterdam »

La façade atlantique, grande oubliée des changements qui s'opèrent à l'échelle mondiale

La France et la péninsule ibérique ne sont pas dans le réseau, elles sont reléguées à des zones périphériques qui, à l'instar de la situation actuelle, sont approvisionnées en biens de consommation depuis le Nord de l'Europe.

Un projet d'une telle envergure ne peut réellement réussir que dans une logique gagnant-gagnant :

  • tout cet arrivage de biens de consommation arrivant de l'Extrême-Orient, par mer ou par fer, ne peut pas se réduire à des convois chargés (à l'aller) revenant vides (au retour) vers les lieux de production ;
  • la France produit de moins en moins ses produits manufacturés mais elle est riche de compétences expertes ; elle possède et maintient notamment une compétence et un savoir-faire en matière d'agro-alimentaire.

Il y a un vrai équilibre à trouver entre un projet de dimension mondiale (OBOR) et l'établissement de rapports équilibrés.

La route sera longue.

n'affiche pas de position politique, son projet s'inscrit dans la durée en dehors des aléas des échéances électorales. Pas davantage elle n'affiche de position géopolitique, son projet en appelle au bon sens dans sa défense d'un aménagement équilibré du territoire.